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mercredi 16 juin 2010

Procureur Général : Pas de Mandat contre Rwasa

Une foule des militants du FNL en provenance de la Mairie et de la province Bujumbura rurale s’était rassemblée dans l’après-midi de mardi à la résidence du leader de leur parti, Agathon Rwasa, en vue de résister contre son éventuelle arrestation comme une rumeur y relative avait été répandue.
La police a tiré dans l’air pour sauver un agent des services des renseignements, un certain Désiré, qui était pris en otage par foule de militants du FNL, furieuse contre une probable incarcération de leur leader, Agathon Rwasa.

Une rumeur y relative avait été répandue ce mardi. Rumeur confirmée par le patron des FNL Agathon Rwasa qui a indiqué à la synergie des médias qu’un mandat visant à l’arrêter avec certains autres leaders de l’opposition comme Alexis Sinduhije président du MSD était en préparat.ion

« Je crois que les Burundais n’accepteront pas cela. Ils ont triché les élections et on a protesté pacifiquement. Qu’ils continuent de régner et qu’on nous laisse tranquille »,a laissé entendre l’ancien chef rebelle qui s’interroge jusqu’à quand on va vivre cette situation.
Ces informations ont été cependant démenties par le Procureur Général de la République. « A ma connaissance, il n’y a pas de mandat d’arrêt contre Rwasa », a laissé entendre Elysé Ndaye, procureur générale de la République.

« Je viens de parler avec le Directeur Général de la Police, il m’a dit ne pas être au courant d’un ordre de l’arrêter (Rwasa) », a ajouté M. Ndaye.

Un peu avant, les leaders de l’opposition regroupés au sein de l’Alliance de Démocrates pour le Changement (ADC-Ikibiri) avaient effectué une descente à Buyenzi pour, ont-ils précisé, expliquer à leurs membres les raisons de leur retrait de la course électorale. Les 12 partis contestent les résultats des récentes communales, qu’ils disent avoir été émaillées de fraudes et de nombreuses irrégularités.



Tension politique à Bubanza : Trois maisons brûlées.


Deux maisons ont été incendiées tôt le matin de ce mercredi 16 juin 2010 vers 2 heures dans la localité de Rubira et une autre avait été brûlée la nuit de ce mardi 15 juin par des inconnus sur la même colline.

Selon des sources sur place, ces incidents dont les auteurs comme ceux d’ailleurs ne sont pas jusqu’ici appréhendés auraient un mobile politique.

Des voisins des victimes parlent d’une certaine vengeance politique puisque la maison incendiée mardi appartenait à un membre influent du parti FNL au moment où celles brûlées le matin de ce mercredi 16 juin 2010 abritaient une famille d’un membre du CNDD-FDD.

D’autres cas de manifestation de frustration politique ont été enregistrés en commune de Musigati où des insignes du parti FNL dont les photos d’Agathon Rwasa ont été déchirés.

La population de la même commune a trouvé ce matin une grenade qui n’avait pas encore explosé au chef lieu de la même commune de Musigati. La population des environs qui a appelé la police pour enlever cet engin explosif se dit inquiétée et affirme ne pas comprendre pourquoi la population aurait ce comportement de se débarrasser des armes ces jours- ci.

La même population de Bubanza s’inquiète également du comportement des policiers qui ne parviennent pas à capturer et punir les coupables de ces crimes qui ne cessent de croître du jour au lendemain à travers presque tout le pays, alors qu’elle fait des patrouilles nocturnes tous les jours.



Elections : L’opposition fait anti campagne

Les partis politiques de l’opposition réunis au sein de l’Alliance des Démocrates pour le Changement (ADC-Ikibiri) continuent à rencontrer leurs militants malgré l’interdiction par le ministre de l’intérieur de tenir des réunions publiques.
Ce mardi 15 juin, à l’exception d’Agathon Rwasa, les leaders de ces partis qui contestent les résultats des élections communales s’étaient fixés rendez- vous à la permanence du parti UPD-Zigamibanga située à la 11è avenue de la commune urbaine de Buyenzi.

Sous des slogans que la victoire leur sera restituée, une foule immense était venue écouter le message du jour.

Léonard Nyangoma, a affirmé la détermination de ces partis de l’opposition à poursuivre la lutte politique jusqu’à contraindre le pouvoir et la CENI à leur donner raison en acceptant de remettre en cause les résultats des élections communales du 24 mai.

« On ne peut pas empêcher la rivière Rusizi de couler ou la pluie de tomber ! Nous allons continuer notre lutte jusqu’à ce que nos voix nous soient restitués », a déclaré Léonard Nyangoma qui s’adressait aux policiers venus nombreux avec des gaz lacrymogènes qu’ils n’ont pas utilisé puisque la rencontre a vite pris fin.

Ces leaders de l’opposition se sont réjouis du comportement des policiers qui n’ont pas directement recouru à la force pour disperser leurs militants.

Ces rencontres des partis de l’opposition sont tenues alors que le ministre de l’intérieur avait annoncé que seul le CNDD-FDD est autorisé à faire des réunions publiques, ce que ces partis de l’opposition ont vite rejetés.

Source: Burunditribune

lundi 14 juin 2010

Au moins sept blessés dans des attentats à la grenade à Bujumbura


Sept personnes ont été blessées dans des attaques à la grenade samedi soir à Bujumbura, alors qu'une vingtaine de permanences du parti au pouvoir ont été incendiées en province dans un contexte de tensions électorales, a annoncé dimanche la police burundaise.

"Hier soir entre 20H00 (18H00 GMT) et 22H00 (20H00), il y a eu quatre attaques à la grenade qui ont fait sept blessés dans trois quartiers de Bujumbura", a déclaré le porte-parole de la police, Pierre Chanel Ntarabaganyi.

"Ces attaques visaient à tuer et étaient apparemment coordonnées, si on considère l'intervalle de temps dans lequel elles ont eu lieu et aussi parce que dans tous ces cas, les malfaiteurs se déplaçaient tous à moto", a dit M. Ntarabaganyi.

Deux grenades ont été lancées en plein centre-ville, l'une devant l'entrée d'un grand hôtel, "sans faire ni dégâts ni victimes", l'autre près de l'église Saint Michel, où elle a fait quatre blessés, a-t-il précisé.

Une autre a explosé à la gare routière du quartier populaire de Kamenge, faisant un blessé. Une quatrième grenade a été lancée dans le quartier de Cibitoke chez un responsable local du parti au pouvoir, blessant deux personnes dont un enfant, toujours selon le porte-parole.

"Il s'agit d'actes de sabotage liés aux élections", a-t-il affirmé.

Ces incidents interviennent alors que le Burundi connaît de vives tensions politiques, l'opposition contestant les résultats des élections communales du 24 mai, largement remportées par le CNDD-FDD (ex-rébellion hutu au pouvoir) du président Pierre Nkurunziza.

En province, une vingtaine de permanences du parti CNDD-FDD ont été incendiées depuis vendredi à Ngozi (nord), Kayanza (nord), Ruyigi (est), Bururi (sud) et Cibitoke (nord-ouest), a ajouté le major Ntarabaganyi.

Source: AFP

dimanche 13 juin 2010

Burundi : Le président Nkurunziza a lancé sa campagne


Pierre Nkurunziza a lancé sa campagne de deux semaines pour se succéder à lui-même ; il reste le seul en lice après le retrait des six candidats de l’opposition qui dénoncent toujours des fraudes massives pendant les élections communales de mai dernier.

Le Burundi organise ses premières élections démocratiques une année après que le dernier mouvement rebelle FNL, les Forces nationales de libération, a déposé les armes, après plus de dix ans de guerre civile qui a fait plus de trois cents milles morts.

Pour le lancement de sa propre campagne, Pierre Nkurunziza a choisi sa colline natale dans le Nord du Burundi.

Des milliers de sympathisants venus de la capitale et d’autres provinces du pays ont convergé vers le petit aérodrome de Mwumba dans la province de Ngozi.

Avant le discours du candidat présidentielle qui est sûr d’être réélu, le président du parti CNDD-FDD a indiqué qu'il s'agit plus d'une occasion de festoyer que d'un début de la campagne, car, a-t-il dit, la véritable campagne est déjà terminée.

Jérémie Ngendakumana faisait allusion aux cinq dernières années où le président Nkurunziza a passé le plus clair de son temps dans les montagnes et les collines des 19 provinces du Burundi plantant des arbres fruitiers dans les villages.

D’entrée de jeu, le président Pierre Nkurunziza a insisté sur le fait que, pour la première fois en quarante huit ans d’indépendance, les institutions démocratiquement élues arrivaient à terme.

Pour le candidat unique, ceci est une preuve que la paix et la sécurité vont continuer à être le cheval de bataille de ses priorités pendant la prochaine législature.

Pierre NKurunziza aurait aimé que les candidats soient nombreux pour cette élection, a-t-il déclaré, mais il n’a pas mentionné les candidats de l’opposition qui se sont retirés des élections dénonçant des fraudes massives.

Les ex-candidats de l’opposition ont annoncé qu’ils vont appeler leurs partisans au boycott de cette présidentielle mais les autorités administratives ont mis en garde l’opposition que seul le candidat Nkurunziza est autorisé à faire campagne.

Entre temps, dans la capitale Bujumbura, qui est le bastion de l’opposition, on ne remarque aucun signe de lancement de la campagne présidentielle.

Il n’y avait pas grand monde dans les rues de Bujumbura samedi.

Beaucoup de Burundais ont préféré rester la maison où s’asseoir tranquillement dans des bistrots pour suivre les matchs de la deuxième journée du mondial en Afrique du sud.

Source:BBC Afrique