Sécurité
La population de la zone Kiyenzi, assaillie par des hommes armés, semble être incomprise de ce qu’elle vit au quotidien.
Le chef de la colline et la population de Buhina de la zone Kiyenzi demandent au Président de la République de résoudre la question de la sécurité dans la commune Kanyosha dit rural. Cette alarme est lancée après une attaque ciblée d’un ménage du chef de colline Buhina, il y a trois semaines. Les voisins qui sont venus secourir les enfants de ce ménage alors que leurs parents n’étaient pas à la maison ont constaté qu’il s’agissait d’une quarantaine d’hommes armés de fusils. Ces derniers ont par après brûlé la maison à leur départ. Depuis ce jour, la population de cette localité dorme à la belle étoile en pleine saison pluvieuse. Les victimes de cette attaque affirment que ces groupes ne sont pas de simples bandits contrairement à ce qu’ils entendent à la radio.
Un accident sur la route Ngozi-Muyinga fait un mort et un blessé ce mardi matin.
Un camion qui se rendait tôt ce matin à Muyinga a percuté le franc d’une colline à Gasorwe à quelques 25 km du centre de Muyinga. Le chauffeur du camion est mort sur le champ et son convoyeur grièvement blessé. Les forces de l’ordre ont rapidement intervenu pour sécuriser le camion afin d’éviter le pillage qui survient souvent après ce genre d’accidents de la route.
La grande vigilance est requise aux ressortissants des Etats-Unis vivant au Burundi pour ce mois de février.
Les Etats-Unis d’Amérique se disent préoccupés du mois de février qui est considéré comme une période noire. Sur ce, cette grande nation alerte ses ressortissants sur les menaces des groupes terroristes de la région y compris les Al-Shabaab. La mission des Etats-Unis à Bujumbura conseille à ses citoyens américains d’être vigilants aux activités suspectes, de préparer chaque fois un plan de sauvetage en cas d’attaque, d’éviter les lieux d’attroupement surtout les endroits où se rassemblent les étrangers et de garder leur téléphone portable chargés et ouverts. Ceci est le contenu d’une lettre d’alerte des Etats-Unis d’Amérique datée du 25 janvier dernier.
Politique
23 partis politiques sur 43 reconnus au Burundi ont répondu présents à une réunion avec le ministre de l’Intérieur. L’ADC-Ikibiri n’était pas du nombre.
Première rencontre de l’année entre le ministre de l’Intérieur et les représentants des partis politiques. 23 partis politiques ont répondu présent à ce rendez-vous. Mais les partis de l’Alliance Démocratique pour le Changement « ADC » étaient absents. Ces derniers continuent à réclamer des discussions directes avec le Gouvernement. Au cours de cette réunion, le ministre Edouard Nduwimana a déploré l’absence de l’ADC et a réaffirmé qu’il n’y a pas de rébellion en gestation au Burundi mais uniquement du banditisme armé. Selon ce ministre, la sécurité est globalement bonne à l’exception de la commune Kanyosha de la province Bujumbura. Et cela s’explique par l’absence d’un administrateur élu. Prenant la parole, les représentants des partis politiques ont évoqué la question des motards, à qui, ils ne voient aucun inconvénient à ce qu’ils continuent à travailler dans le centre ville de Bujumbura. Signalons que le Maire de Bujumbura participe, lui-aussi, à cette réunion. Rappelons que 43 partis politiques sont agréés au Burundi. Le Parti du Peuple « PP » ayant été dissout.
Justice
Commentaire d’un avocat d’un des prévenus dans l’affaire de l’assassinat du vice-président de l’OLUCOME après le renvoi de ce dossier au TGI, chambre criminelle.
Maître Isidore Rufyikiri, avocat du prévenu Hilaire Ndayizamba dans le procès de l’assassinat d’Ernest Manirumva trouve normale la procédure judicaire après que la Cour d’appel s’est déclarée incompétente dans cette affaire. Pour ce, cette juridiction, après délibération, a renvoyé le dossier auprès de la chambre criminelle du Tribunal de Grande Instance «TGI» en Mairie de Bujumbura. D’après l’expérience de Maître Rufyikiri, le prévenu Rusabagi, ancien directeur de la prison de Rutana accusé de non participation à la découverte de la vérité, sera jugé à la Cour d’appel en chambre pénale ordinaire tandis que les autres, plus d'une dizaine, comparaîtront à la chambre criminelle près le TGI car aucun n’a le privilège de juridiction. Pour ceux qui pensent que la Justice voudrait faire traîner ce dossier, Maître Rufyikiri n’est pas de cet avis. Pour lui, il suffit que le Tribunal de Grande Instance confie ce dossier à des juges expérimentés et rodés.
Libération ce mardi d’un commerçant de Bubanza accusé auparavant de détenir illégalement des armes à feu.
A Bubanza, le commerçant du nom de Mechake Ntirampeba qui avait été arrêté jeudi dernier vient d’être relâché ce mardi. Il était accusé de posséder illégalement deux grenades dans sa maison après une fouille perquisition. Ce marchand avait crié au scandale en affirmant que ces armes avaient été apportées par les policiers qui le fouillaient. Le Parquet a décidé de le relâcher mais Rémegie Nzeyimana, Commissaire provincial de Bubanza réfute ces accusations à l’endroit de ses subalternes. Le commerçant relâché attend que justice soit faite à ceux qui ont fomenté ce montage et soupçonne un policier qui ne cessait de le menacer. Quant à la population de Bubanza, elle demande que lors des fouilles perquisition, les policiers soient accompagnés par les élus locaux et qu’on vérifie avant que personne n’amène des armes à feu.
Santé
La mesure interdisant de cuisiner à l’intérieur de l’Hôpital universitaire de Kamenge est devenue effective ce mardi. Des mesures d’accompagnement sont en vue.
Mise en exécution aujourd’hui de la mesure interdisant de faire la cuisine dans les enceintes de l’Hôpital Roi Khaled. La désolation est grande chez les malades et gardes malades venant de l’intérieur du pays comme cette mère qui a mis au monde des jumeaux et qui attend en vain son petit déjeuné. Pontien Ndabashinze, directeur médecin de cet hôpital explique avoir pris cette mesure pour améliorer l’hygiène de cet établissement sanitaire car il y aurait des aliments qui amènent des microbes. Cependant ce responsable sanitaire promet des mesures d’accompagnement et indique qu’une salle va être aménagée pour conserver les ustensiles de cuisine des gardes malades.
Education
Manifestation ce mardi d’une centaine d’instituteurs à Bururi devant le bureau de la «DPE» suite aux injustices dans le processus de redéploiement.
En province de Bururi, une centaine d’enseignants du primaire se sont rendus aujourd’hui devant les bureaux du directeur provincial de l’enseignement « DPE ». Ils dénoncent des irrégularités constatées dans le travail de redéploiement opéré par les directeurs d’écoles primaires. Ces enseignants estiment que plusieurs critères n’ont pas été tenus en compte notamment l’ancienneté, la santé car il y a ceux qui souffrent des maladies chroniques selon ces enseignants. Rémy Ndayikengurukiye, directeur provincial de l’enseignement à Bururi, a demandé à ces éducateurs de déposer leurs recours qui seront étudiés mercredi. Signalons que plus de 800 pédagogues du secondaire et du primaire sont candidats au redéploiement et ces derniers réclament à l’Etat des mesures d’accompagnement entre autre des frais de déplacement et d’installation dans leurs nouvelles affectations.
La psychose du redéploiement trouble les activités des enseignants à Kirundo
Les prestations ne se déroulent pas normalement dans certaines écoles primaires du centre de Kirundo. Conséquence : les enfants ne sont pas occupés et ne font que jouer dans les classes et dehors. Selon certains enseignants, ils ne peuvent pas vaquer tranquillement à leurs activités tant que les noms de ceux qui seront touchés par le redéploiement ne seront pas publiés. Ces derniers disent craindre la séparation avec leur famille et demandent que les noms soient publiés pour arrêter le suspens. Et selon Rémy Bigirumusase, directeur provincial de l’enseignement à Kirundo, les listes ne sont pas encore prêtes raison pour laquelle elles ne sont pas publiées. Il indique par ailleurs que ces noms seront dévoilés dans une ordonnance ministérielle. Mais en attendant, ce responsable de l’enseignement à Kirundo demande aux enseignants de s’acquitter normalement de leur tâche sinon des mesures seront prises. Il signale néanmoins que cette province aura toujours besoin de 92 pédagogues après le redéploiement. Ces derniers viendront des provinces voisines d’après lui. Signalons que le redéploiement ne sera pas possible au secondaire car il y a un grand manque d’enseignants qualifiés.
Energie
Incompréhension totale des habitants des quartiers Musama II et III suite au retrait de l’électricité à partir de 19h durant deux ans.
La population des quartiers Musama II et III en commune urbaine de Kanyosha demande à la Regideso de leur fournir l’électricité comme les autres quartiers voisins. Cette requête est introduite au moment où la rupture d’électricité à partir de 19h du soir dure bientôt deux ans jour pour jour. Et les conséquences ne manquent pas dont notamment la recrudescence des vols, les incendies, les élèves qui sont perturbés dans leurs études, le ralentissement des activités commerciales etc. Malgré de multiples appels, aucune solution n’est trouvée à la totale incompréhension des habitants de cette localité qui pourtant paient normalement les frais y relatifs. Contacté à propos, le directeur de l’électricité a indiqué être en réunion.
Actualité internationale
Mémoire aux héros du Rwanda ce premier février.
La journée du premier février est une fête nationale des héros au Rwanda. A cette occasion, Evariste Kabera, ambassadeur du Rwanda au Burundi a précisé que cette journée est une opportunité pour mettre en exergue les valeurs de ces braves hommes qui se sont démarqués au péril de leur vie au profit de leurs concitoyens. Cet ambassadeur continue d’expliquer qu’au début les rwandais vivaient en parfaite harmonie jusqu’à l’avènement de certaines régimes qui ont répandu des valeurs anti-démocratiques entre autres et mentionnant aussi l’ethnie sur la carte d’identité. Ce qui a débouché plus tard, d’après son analyse, au génocide des tutsis en 1994.
Source: RPA
mercredi 2 février 2011
dimanche 30 janvier 2011
Les informations du 29 janvier 2011
Politique
Présentation des vœux de nouvel an entre leaders des partis politiques de l’opposition tout en rappelant la cause de leur lutte.
« Le Président de la République est obligé par la Constitution du Burundi de limoger toutes les hautes autorités accusées de corruption, de violation de droits de l’homme et autres crimes. » Interpellation de l’ADC Ikibiri lors de la présentation des vœux aux membres de cette coalition de l’opposition politique ce vendredi soir. Pour Léonce Ngendakumana, président du parti FRODEBU, cette coalition des partis d’opposition ne cessera de dénoncer tous les maux qui gangrènent le Burundi. On notera également la présence de quelques ambassadeurs représentant leurs pays au Burundi.
Justice
Pancrace Cimpaye, porte-parole du parti FRODEBU, réclame la comparution devant la Justice des hauts dignitaires qui auraient trempé dans l’assassinat d’Ernest Manirumva.
« Le climat politique et sécuritaire est loin d’être assaini tant que certains hauts dignitaires ont encore peur d’être poursuivis pour plusieurs forfaits y compris l’assassinat d’Ernest Manirumva. » Propos de Pancrace Cimpaye, porte-parole du FRODEBU et directeur du journal Aube de la démocratie, aujourd’hui en exil. Ce dernier se réjouit du fait que les noms qu’il a cités sont revenus dans le rapport du FBI et repris également par l’avocat belge Alexis de Soif, avocat de la partie civile dans le procès de l’assassinat d’Ernest Manirumva. Rappelons que Pancrace Cimpaye a pris le chemin de l’exil suite aux menaces qu’il a reçues après avoir publié dans son journal un article où il démontrait la complicité de certains hauts cadres de la police dans l’assassinat du vice-président de l’OLUCOME.
Prestation de serment de quatre avocats au Barreau de Gitega.
Quatre nouveaux avocats du Barreau de Gitega ont prêté serment à la Cour d’appel basée dans cette province du centre du pays. Le nombre total des avocats du Barreau de Gitega se porte ainsi à 30. Maître Raphael Gahungu, bâtonnier du Barreau de Gitega dit que leurs activités se font normalement dans l’intérêt des personnes qui bénéficient des services des avocats près du lieu d’habitation. Signalons que ce barreau, à sa naissance il y a plus d’une année, n’était en bon terme pas avec celui de Bujumbura, qui est le plus ancien.
Santé
Du matériel médical moderne qui manque de personnel soignant qualifié à Kirundo.
Les hôpitaux de Kirundo et de Mukenke dans la commune Bwambarangwe manquent de personnel qualifié. Et pourtant, ils sont dotés de plusieurs équipements modernes non utilisés. Seul 27 pourcent du personnel médical de Kirundo est qualifié mais aucun médecin spécialiste. C’est le contenu d’un rapport publié cette semaine par le directeur de la province sanitaire de Kirundo.
Société civile
Le FOCODE décerne ce samedi le cinquième prix du Bon Citoyen.
Le cinquième « Prix FOCODE du Bon Citoyen » sera décerné l’après-midi de ce samedi à une personne qui s’est démarquée par ses actions dans la promotion des conditions des batwas. Pacifique Ninihazwe, président du Forum pour la Conscience et le Développement « FOCODE » précise que ce prix est à sa cinquième édition dont la première personne primée a été Gabriel Rufyiri en janvier 2007, Albert Mbonerane en 2008, Eulalie Nibizi en 2009, Térence Ndikumasabo en 2010 et cette année le prix sera attribué à une personne qui s’est dévouée à la cause de la minorité « Batwa ». Pacifique Ninahazwe explique que cette récompense a comme objectif d’encourager des gens qui prennent l’initiative d’aider les autres sans tenir compte de leur intérêt personnel qui a des conséquences parfois fâcheuses. Selon lui, 1 500 membres du FOCODE s’assemblent pour élire l’heureux candidat et cet organisme compte, dans l’avenir, recueillir les avis de tous les burundais sur la personne à choisir.
Education
Emprisonnement vendredi d’une élève et de trois responsables de l’enseignement à Kayanza pour falsification d’un bulletin scolaire.
Le directeur du Collège communal Kabarore, le directeur de l’Ecole Primaire Canzara, un professeur du Collège Murima et une élève de cet établissement sont au cachot de la commune Kayanza depuis hier vendredi. Appréhendés par la police anti-corruption, ils sont tous accusés de tricherie, permettant ainsi à cette élève citée ci-haut d’avancer de classe alors qu’elle avait échoué. Le directeur du Collège communal Kabarore dit ne pas comprendre sa punition car il a reçu innocemment un bulletin de cette élève en provenance du Collège de Murima. Quant au professeur indigne du Collège de Murima, un congolais, dit avoir reçu une somme 20 milles FBu par le directeur de l’Ecole primaire de Canzara, parent de l’élève qui lui affirme lui avoir donné 100 milles Fbu, pour la faire avancer de classe et lui chercher une place ailleurs. Signalons aussi que certains élèves du Lycée de Kayanza sont en prison mais les parents de ces jeunes réclament l’emprisonnement du directeur de ce lycée, membre du parti CNDD FDD, qui aurait changé les bulletins. Le procureur de la République de Kayanza a été joint mais en vain.
Prochain redéploiement des enseignants à Gitega.
La délégation de la Commission du redéploiement des enseignants est à l’œuvre pour identifier les enseignants à muter dans la province de Gitega. C’est donc un travail difficile qui suscite même des mécontentements parmi les enseignants. Les critères de choix au secondaire sont : la qualification, l’état civil, la charge horaire, l’ancienneté et le statut de l’enseignant. Et à l’école primaire, c’est l’ancienneté au travail et à l’école, le genre, la santé, l’état civil, titulaire de classe ou suppléant. Le redéploiement se limite à l’entité régionale d’une même province ou entre province. La commission, face aux réclamations et mécontentements, indique publier le rapport le 31 janvier de cette année. Les enseignants de Karuzi, eux, connaissent déjà ceux qui vont aller travailler ailleurs mais déplorent le fait que leurs syndicats n’ont pas été associés dans cette activité et réclament que leurs salaires soient revus à la hausse.
Economie
Plusieurs causes font que les caisses de la commune Gisozi restent faiblement alimentées.
Les finances de la commune Gisozi à Mwaro se portent très mal. L’exigüité du domaine communal, le manque de marché, détruit récemment, et les frais relativement insuffisants reversés par l’ONATOUR pour l’exploitation de la tourbe sont les principales causes de la faiblesse des recettes de la commune. L’administrateur de cette commune réclame à l’ISABU de leur céder au moins cinq hectares que cette direction d’expérimentation agricole et d’élevage dispose inexploités près du chef-lieu de la commune pour y construire des locaux. Cet administratif demande aux ministres concernés d’analyser la question pour trouver une solution. Signalons que la commune de Gisozi regorge d’une quantité non négligeable de tourbe.
Travaux publics
La réparation des routes grouillantes de l’Avenue de l’Amitié et celle de la Mission se fait toujours attendre.
Toujours pas de calendrier précis pour la réhabilitation des avenues de l’Amitié et de la Mission du Centre ville de Bujumbura. Les usagers de ces routes ne cessent de réclamer leur réhabilitation vu l’état piteux de ces avenues. Evrard Giswaswa, Maire de Bujumbura dit toqué partout à la recherche des moyens pour reconstruire ces deux voies routières.
Source: RPA
Présentation des vœux de nouvel an entre leaders des partis politiques de l’opposition tout en rappelant la cause de leur lutte.
« Le Président de la République est obligé par la Constitution du Burundi de limoger toutes les hautes autorités accusées de corruption, de violation de droits de l’homme et autres crimes. » Interpellation de l’ADC Ikibiri lors de la présentation des vœux aux membres de cette coalition de l’opposition politique ce vendredi soir. Pour Léonce Ngendakumana, président du parti FRODEBU, cette coalition des partis d’opposition ne cessera de dénoncer tous les maux qui gangrènent le Burundi. On notera également la présence de quelques ambassadeurs représentant leurs pays au Burundi.
Justice
Pancrace Cimpaye, porte-parole du parti FRODEBU, réclame la comparution devant la Justice des hauts dignitaires qui auraient trempé dans l’assassinat d’Ernest Manirumva.
« Le climat politique et sécuritaire est loin d’être assaini tant que certains hauts dignitaires ont encore peur d’être poursuivis pour plusieurs forfaits y compris l’assassinat d’Ernest Manirumva. » Propos de Pancrace Cimpaye, porte-parole du FRODEBU et directeur du journal Aube de la démocratie, aujourd’hui en exil. Ce dernier se réjouit du fait que les noms qu’il a cités sont revenus dans le rapport du FBI et repris également par l’avocat belge Alexis de Soif, avocat de la partie civile dans le procès de l’assassinat d’Ernest Manirumva. Rappelons que Pancrace Cimpaye a pris le chemin de l’exil suite aux menaces qu’il a reçues après avoir publié dans son journal un article où il démontrait la complicité de certains hauts cadres de la police dans l’assassinat du vice-président de l’OLUCOME.
Prestation de serment de quatre avocats au Barreau de Gitega.
Quatre nouveaux avocats du Barreau de Gitega ont prêté serment à la Cour d’appel basée dans cette province du centre du pays. Le nombre total des avocats du Barreau de Gitega se porte ainsi à 30. Maître Raphael Gahungu, bâtonnier du Barreau de Gitega dit que leurs activités se font normalement dans l’intérêt des personnes qui bénéficient des services des avocats près du lieu d’habitation. Signalons que ce barreau, à sa naissance il y a plus d’une année, n’était en bon terme pas avec celui de Bujumbura, qui est le plus ancien.
Santé
Du matériel médical moderne qui manque de personnel soignant qualifié à Kirundo.
Les hôpitaux de Kirundo et de Mukenke dans la commune Bwambarangwe manquent de personnel qualifié. Et pourtant, ils sont dotés de plusieurs équipements modernes non utilisés. Seul 27 pourcent du personnel médical de Kirundo est qualifié mais aucun médecin spécialiste. C’est le contenu d’un rapport publié cette semaine par le directeur de la province sanitaire de Kirundo.
Société civile
Le FOCODE décerne ce samedi le cinquième prix du Bon Citoyen.
Le cinquième « Prix FOCODE du Bon Citoyen » sera décerné l’après-midi de ce samedi à une personne qui s’est démarquée par ses actions dans la promotion des conditions des batwas. Pacifique Ninihazwe, président du Forum pour la Conscience et le Développement « FOCODE » précise que ce prix est à sa cinquième édition dont la première personne primée a été Gabriel Rufyiri en janvier 2007, Albert Mbonerane en 2008, Eulalie Nibizi en 2009, Térence Ndikumasabo en 2010 et cette année le prix sera attribué à une personne qui s’est dévouée à la cause de la minorité « Batwa ». Pacifique Ninahazwe explique que cette récompense a comme objectif d’encourager des gens qui prennent l’initiative d’aider les autres sans tenir compte de leur intérêt personnel qui a des conséquences parfois fâcheuses. Selon lui, 1 500 membres du FOCODE s’assemblent pour élire l’heureux candidat et cet organisme compte, dans l’avenir, recueillir les avis de tous les burundais sur la personne à choisir.
Education
Emprisonnement vendredi d’une élève et de trois responsables de l’enseignement à Kayanza pour falsification d’un bulletin scolaire.
Le directeur du Collège communal Kabarore, le directeur de l’Ecole Primaire Canzara, un professeur du Collège Murima et une élève de cet établissement sont au cachot de la commune Kayanza depuis hier vendredi. Appréhendés par la police anti-corruption, ils sont tous accusés de tricherie, permettant ainsi à cette élève citée ci-haut d’avancer de classe alors qu’elle avait échoué. Le directeur du Collège communal Kabarore dit ne pas comprendre sa punition car il a reçu innocemment un bulletin de cette élève en provenance du Collège de Murima. Quant au professeur indigne du Collège de Murima, un congolais, dit avoir reçu une somme 20 milles FBu par le directeur de l’Ecole primaire de Canzara, parent de l’élève qui lui affirme lui avoir donné 100 milles Fbu, pour la faire avancer de classe et lui chercher une place ailleurs. Signalons aussi que certains élèves du Lycée de Kayanza sont en prison mais les parents de ces jeunes réclament l’emprisonnement du directeur de ce lycée, membre du parti CNDD FDD, qui aurait changé les bulletins. Le procureur de la République de Kayanza a été joint mais en vain.
Prochain redéploiement des enseignants à Gitega.
La délégation de la Commission du redéploiement des enseignants est à l’œuvre pour identifier les enseignants à muter dans la province de Gitega. C’est donc un travail difficile qui suscite même des mécontentements parmi les enseignants. Les critères de choix au secondaire sont : la qualification, l’état civil, la charge horaire, l’ancienneté et le statut de l’enseignant. Et à l’école primaire, c’est l’ancienneté au travail et à l’école, le genre, la santé, l’état civil, titulaire de classe ou suppléant. Le redéploiement se limite à l’entité régionale d’une même province ou entre province. La commission, face aux réclamations et mécontentements, indique publier le rapport le 31 janvier de cette année. Les enseignants de Karuzi, eux, connaissent déjà ceux qui vont aller travailler ailleurs mais déplorent le fait que leurs syndicats n’ont pas été associés dans cette activité et réclament que leurs salaires soient revus à la hausse.
Economie
Plusieurs causes font que les caisses de la commune Gisozi restent faiblement alimentées.
Les finances de la commune Gisozi à Mwaro se portent très mal. L’exigüité du domaine communal, le manque de marché, détruit récemment, et les frais relativement insuffisants reversés par l’ONATOUR pour l’exploitation de la tourbe sont les principales causes de la faiblesse des recettes de la commune. L’administrateur de cette commune réclame à l’ISABU de leur céder au moins cinq hectares que cette direction d’expérimentation agricole et d’élevage dispose inexploités près du chef-lieu de la commune pour y construire des locaux. Cet administratif demande aux ministres concernés d’analyser la question pour trouver une solution. Signalons que la commune de Gisozi regorge d’une quantité non négligeable de tourbe.
Travaux publics
La réparation des routes grouillantes de l’Avenue de l’Amitié et celle de la Mission se fait toujours attendre.
Toujours pas de calendrier précis pour la réhabilitation des avenues de l’Amitié et de la Mission du Centre ville de Bujumbura. Les usagers de ces routes ne cessent de réclamer leur réhabilitation vu l’état piteux de ces avenues. Evrard Giswaswa, Maire de Bujumbura dit toqué partout à la recherche des moyens pour reconstruire ces deux voies routières.
Source: RPA
mardi 25 janvier 2011
Rapport Mondial 2011 de Human Rights Watch : le chapitre sur le Burundi

Rapport mondial : De nombreux gouvernements sont trop complaisants à l’égard des gouvernements répressifs
Bruxelles, le 24 janvier 2011 - Un trop grand nombre de gouvernements ont tendance à accepter les prétextes et arguments fallacieux avancés par des gouvernements répressifs, préférant adopter des stratégies complaisantes basées sur le « dialogue » privé ou sur la coopération, au lieu d'exercer de réelles pressions visant à assurer le respect des droits humains, a déclaré aujourd'hui Human Rights Watch à l'occasion de la publication de son Rapport mondial 2011.
Ainsi, au lieu de faire preuve de fermeté à l'égard des chefs d'État responsables de violations de droits, de nombreux pays, dont plusieurs États membres de l'Union européenne, adoptent des politiques qui ne comportent aucun élément de pression susceptible d'inciter à un changement de politique dans ce domaine.
Ce rapport de 649 pages (dont une version abrégée en français de 166 pages est également disponible) est le 21e bilan annuel de Human Rights Watch sur la situation des droits humains à travers le monde. Le rapport résume les grands problèmes dans ce domaine dans plus de 90 pays et territoires, reflétant le vaste travail d'investigation entrepris en 2010 par son équipe de chercheurs.
Voici ci-après l’intégralité du chapitre sur le Burundi du Rapport Mondial 2011 de Human Rights Watch (Evénements de 2010)
Burundi
Événements de 2010
Le Burundi a tenu des élections locales et nationales entre mai et septembre 2010. À la suite des élections communales du 24 mai, la commission électorale a annoncé une majorité écrasante pour le parti au pouvoir, le Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces pour la Défense de la Démocratie (CNDD-FDD). Les partis d'opposition ont crié à la fraude et ont boycotté les élections qui ont suivi. Les représentants du gouvernement ont interdit les réunions de l'opposition et torturé des opposants politiques. Des partisans du CNDD-FDD ainsi que des partis d'opposition ont commis des actes de violence politique. Les observateurs internationaux, soulagés que le Burundi n'ait pas sombré dans une violence de masse, ont qualifié les élections de « calmes ».
Le gouvernement a facilité la prise de contrôle illégale du principal parti d'opposition, les Forces nationales de libération (FNL), par une aile dissidente favorable au parti au pouvoir. Certains membres du FNL et d'autres partis d'opposition se sont repliés dans la brousse et ont pris les armes. La police a appréhendé et tué plusieurs membres du FNL qui tentaient de rejoindre les groupes armés.
Le gouvernement a réprimé les journalistes, les organisations de la société civile et les organisations internationales qui ont dénoncé des abus.
Les élections et l'effondrement des avancées démocratiques
La campagne électorale menée par le CNDD-FDD a utilisé des fonds d'État et recouru en partie à la corruption ainsi qu'à l'intimidation. La police a interrompu des réunions de certains partis d'opposition et arrêté des militants.
Les élections communales de mai ont donné 64 % des votes au CNDD-FDD. Les partis d'opposition ont allégué une fraude massive et ont formé une coalition, ADC-Ikibiri, qui a appelé à un boycott des élections suivantes. Bien que les partis d'opposition n'aient pas présenté de preuves concrètes d'une fraude massive, le fait que la Commission nationale électorale (CENI) n'ait pas publié les procès-verbaux du décompte des voix dans chaque bureau de vote - en violation de la loi électorale, fait peser des soupçons sur l'intégrité du processus.
Les six candidats de l'opposition se sont retirés de l'élection présidentielle de juin, laissant le président sortant, Pierre Nkurunziza, le seul candidat en lice. Un parti d'opposition, l'UPRONA, a participé aux élections législatives de juillet. Le CNDD-FDD a pourtant remporté plus de 80 % des sièges au parlement.
La violence politique et le retour au conflit armé
Avant et pendant les élections, les principaux partis ont utilisé des tactiques d'intimidation, y compris la violence. Parmi ces partis figurent le FNL et, dans une moindre mesure, le Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU), le Mouvement pour la Solidarité et la Démocratie (MSD), l'Union pour la Paix et le Développement (UPD), et l'Union pour le Progrès national (UPRONA). Cependant, la majorité des incidents ont été attribués au CNDD-FDD. Des groupes de jeunes partisans, notamment les Imbonerakure du CNDD-FDD, ont joué un rôle significatif dans ces violences. Les Imbonerakure ont également été impliqués dans les arrestations illégales, avant, pendant et après les élections.
Il y a eu au moins cinq assassinats politiques dans les deux semaines qui ont précédé les élections communales. Pendant les élections présidentielle et législatives, on a compté jusqu'à 128 attaques à la grenade à travers le pays. Ces attaques visaient pour la plupart des militants politiques, quel que soit leur obédience ; elles ont fait 11 morts et au moins 69 blessés. Au moins 33 lieux de réunion du CNDD-FDD ont été incendiés au cours de cette période.
Tout au long des mois de juillet et d'août, des membres des FNL ont fui leur maison pour éviter d'être arrêtés. Beaucoup d'entre eux sont revenus dans les forêts où ils avaient combattu pendant la guerre civile du Burundi, une guerre qui avait duré 16 ans. Le leader du FNL, Agathon Rwasa, est entré dans la clandestinité, comme aussi le porte-parole de l'ADC-Ikibiri, Leonard Nyangoma. Un nouveau mouvement armé s'est constitué. En septembre, sept ouvriers d'un membre éminent du CNDD-FDD ont été tués ; des témoignages suggèrent que les meurtriers étaient des membres du FNL de la forêt de Rukoko. Au moins 18 corps, souvent mutilés, ont été retrouvés flottant dans la rivière Rusizi ; certains ont été identifiés comme membres des FNL. La mission des Nations Unies au Burundi (BINUB) et une organisation burundaise de défense des droits humains ont présenté aux autorités des éléments de preuve attestant que la police avait accompli certains de ces meurtres.
La répression de l'opposition politique et la résurgence de la torture
Plus de 250 membres de l'opposition ont été arrêtés en juin et en juillet. On relève parmi les chefs d'accusation l'« incitation de la population à ne pas voter », ce qui n'est pas un crime au Burundi. D'autres ont été accusés de crimes graves, par exemple avoir lancé des grenades.
Au moins 12 militants de l'opposition ont été torturés ou maltraités en juin et juillet par le service national de renseignement (SNR). Des dizaines d'autres ont été maltraités par la police. Des agents du SNR ont coupé un morceau de l'oreille d'un membre de l'UPD et l'ont forcé à le manger. D'autres militants ont reçu des coups de pieds dans les organes génitaux ou ont été emprisonnés dans les toilettes.
Trois dirigeants de l'opposition ont été illégalement empêchés de quitter le pays en juin. Le 8 juin, le ministre de l'Intérieur, Edouard Nduwimana, a interdit toutes les activités de l'opposition. Il a annulé cette interdiction générale à la fin de juillet, mais certaines activités de l'opposition ont été interdites par la police, notamment une conférence de presse de l'ADC-Ikibiri, le 17 septembre.
Le 4 août, le ministre de l'Intérieur Nduwimana a reconnu les résultats du vote d'un « congrès extraordinaire », organisé par d'anciens membres des FNL avec le soutien du parti au pouvoir. Ce vote destituait le président du FNL, Agathon Rwasa, et le remplaçait par des dirigeants plus conciliants. Ainsi, après des années d'efforts par des responsables gouvernementaux et de la communauté internationale pour intégrer Rwasa et le FNL au processus politique, le congrès du FNL a enfreint ses statuts et privé de voix politique son président et ses partisans.
Le 27 septembre, le porte-parole du MSD, François Nyamoya, a été arrêté pour diffamation après avoir déclaré dans une interview à la radio que le Président Nkurunziza devrait renvoyer le chef du SNR, Adolphe Nshimirimana, et le directeur adjoint de la police, Gervais Ndirakobuca, en raison des exactions commises par les deux services. Il a été libéré provisoirement le 14 octobre. En plus de son activité politique, François Nyamoya est un éminent avocat qui a défendu des détracteurs du gouvernement devant les tribunaux. Un de ses clients, Jackson Ndikuriyo, un ancien brigadier de police, avait été tué, le 26 août, après avoir déposé plainte pour licenciement abusif. Des organisations burundaises de droits humains avaient dénoncé ce meurtre comme étant une exécution sommaire par la police. Ndikuriyo avait été licencié pour avoir dénoncé la corruption de la police et avait dit à son avocat avant sa mort qu'il avait été menacé par le directeur adjoint de la police, Ndirakobuca.
Défenseurs des droits humains et journalistes
L'année 2010 est en recul pour les droits des défenseurs des droits humains et pour les droits des journalistes avec un niveau de répression jamais atteint depuis 2006.
Le 18 mai, le ministre des Affaires étrangères, Augustin Nsanze, a révoqué le permis de travail de la chercheuse d'Human Rights Watch au Burundi, au motif que le rapport du mois de mai de l'organisation sur les violences politiques au Burundi était « tendancieux » et que cette chercheuse avait manifesté « des attitudes de nature à porter préjudice aux institutions gouvernementales ». À ce jour, le gouvernement n'a démenti aucune information précise figurant dans le rapport. Au mois de novembre, le ministre n'avait toujours pas répondu aux nombreuses demandes de dialogue de Human Rights Watch.
Quatre journalistes ont été arrêtés en 2010. Jean Claude Kavumbagu, directeur du site web Net Press, a été arrêté en juillet et inculpé de trahison, en vertu d'une loi qui n'est applicable qu'« en temps de guerre », après avoir mis en doute la capacité de l'armée à répondre à une attaque des miliciens Shebbab. Les procureurs ont insinué que les menaces des Shebbab contre le Burundi répondaient bien à la définition d'un « état de guerre ». En octobre, Kavumbagu avait été détenu illégalement en détention provisoire pendant trois mois. Thierry Ndayishimiye, rédacteur-en-chef du journal Arc-en-Ciel, a été arrêté en août pour avoir dénoncé la corruption au sein de la compagnie nationale d'énergie. Il a été libéré provisoirement. Deux journalistes du journal indépendant Iwacu ont été détenus pendant deux jours en novembre, sans aucune explication et sans qu'une inculpation leur ait été notifiée.
Le 29 juillet, Gabriel Rufyiri, président de l'organisation anti-corruption OLUCOME, a été interrogé par un magistrat suite à une plainte pour diffamation. Le procureur de la République en mairie de Bujumbura, Renovat Tabu, a ordonné l'arrestation de Rufyiri. Le magistrat a refusé, faute de preuves, et a été muté le lendemain à un poste dans une juridiction du Burundi rural.
Eric Manirakiza et Bob Rugurika, respectivement directeur et rédacteur-en-chef de la station de radio privée RPA, ont reçu des menaces de mort. Pacifique Nininahazwe, délégué général du Forum pour le renforcement de la société civile (FORSC), a été filé par des véhicules du SNR.
Des auditions ont eut lieu pour entendre des suspects dans l'affaire du meurtre, en avril 2009, d'Ernest Manirumva, vice-président d'OLUCOME. Des organisations de la société civile redoutent que les procureurs n'interrogent ni n'arrêtent plusieurs responsables de haut rang de la police et du SNR qui ont été cités par des témoins. Ces organisations ont également présenté des éléments de preuves qui suggèrent que certains témoins auraient disparu ou auraient été tués. Le parquet a perdu la confiance des témoins après avoir communiqué des renseignements au SNR concernant certains d'entre eux.
Justice transitionnelle et justice pénale
Un comité représentant le gouvernement, l'ONU et la société civile, a achevé un tour de « consultations nationales » pour créer une Commission vérité et réconciliation et un tribunal spécial pour juger les crimes de guerre passés. Le comité a présenté un rapport au Président Nkurunziza en avril, mais en novembre il n'avait pas toujours pas été rendu public, ce qui ralentit la mise en place des mécanismes proposés.
L'administration de la justice du Burundi avait en 2010 accumulé d'importants retards dans le traitement des dossiers. 65% des détenus sont en détention préventive. La décision d'un tribunal du mois de septembre confirmant la détention préventive du journaliste Kavumbagu a été rendue au motif que la détention préventive est toujours le meilleur moyen de maintenir un suspect « à la disposition de la justice », ce qui est une violation des principes internationaux des droits humains.
Acteurs internationaux clés
Les diplomates internationaux à Bujumbura ont suivi de près les procédures dans les affaires touchant les défenseurs des droits humains et les journalistes. Beaucoup ont assisté personnellement aux audiences. Le ministre belge des Affaires étrangères a condamné les arrestations de Kavumbagu et de Nyamoya et a demandé des enquêtes sur les allégations de torture d'opposants politiques. Les États-Unis, qui ont offert l'assistance technique du FBI pour les enquêtes menées sur la mort de Manirumva, ont exhorté le gouvernement à poursuivre les hauts responsables soupçonnés d'être impliqués dans le meurtre.
De nombreux gouvernements étrangers ont omis de dénoncer les restrictions sur les droits de l'opposition politique pendant la période électorale. Ces gouvernements ont minimisé l'absence d'une règle de jeu égale et ont exercé une forte pression sur l'opposition pour qu'elle mette fin à son boycott, provoquant la forte déception de ces partis.
La mission de l'ONU au Burundi a systématiquement répertorié les cas de torture, les arrestations arbitraires et les exécutions sommaires et a instamment demandé au gouvernement de mettre fin à ces pratiques.
L'expert indépendant nommé par l'ONU sur la situation des droits humains au Burundi n'a pas été en mesure de présenter un rapport sur la situation dans ce pays depuis septembre 2008, ce qui s'écarte de la pratique courante du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies. Le Burundi a fait pression sur le Conseil pour reporter la présentation du rapport de l'expert indépendant pendant la session de septembre 2010.
La pression du Rwanda sur le Burundi a entraîné le rapatriement illégal de 103 demandeurs d'asile rwandais en novembre 2009. La Tanzanie a pris l'initiative positive de naturaliser 162 000 burundais réfugiés sur son territoire depuis 1972.
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