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mercredi 9 mars 2011

Les informations du 9 mars 2011

Sécurité
Assassinat d’un jeune homme à Ruziba en commune urbaine de Kanyosha ce mardi soir.
Une personne qui n’a pas pu être identifiée a été tuée dans la nuit de ce mardi vers 20h au quartier Ruziba commune urbaine de Kanyosha après la patrouille des hommes en tenue noire se déplaçant dans un véhicule aperçu par la population. D’après les informations recueillies sur place, cette personne aurait été tuée ailleurs par balle et des poignards. Et il semble qu’elle a été ligotée avant d'être achevée. Certaines personnes qui ont pu l’identifier indiquent qu’il est natif de Kijiji de la commune urbaine de kanyosha et est élève de la neuvième année au Lycée de la victoire. Selon des sources fiables, ce jeune était recherché par la police et les services nationaux de renseignements. Il aurait été arrêté ce mardi. La population de cette localité demande que la sécurité soit renforcée.


Inquiétude des habitants de la commune Muhuta liée à la présence d’une jeunesse armée qui sème la terreur et impose un couvre-feu à partir de 20h.
La population de la commune Muhuta s’inquiète de la présence d’un groupe de jeunes aux allures de bandes armées. Depuis 20 heures, ce groupe sème la terreur dans les ménages en leur imposant une sorte de couvre-feu. A la première apparition, ce groupe en complicité avec la police a tiré des coups de feu et a explosé une grenade. L’administration locale reconnait la présence de ce groupe.


Rafle inexpliquée de près de 100 personnes par la police à Buyenzi ce mercredi matin. Une partie d’entre ces individus sont en prison.
La police a procédé dans la matinée de ce mercredi à une rafle inquiétante dans la commune de Buyenzi en Mairie de Bujumbura. A peu près 100 personnes ont été arrêtées puis acheminées au stade FFB. La grande partie a été aussitôt relâchée tandis que d’autres ont été embarqués vers les cachots sans critères de sélection. Un responsable de la police rencontré sur les lieux n’a pas voulu donner les mobiles de ces arrestations.


Un gamin de 6 ans subi un châtiment impitoyable de la part de sa marâtre à Kinama ce mercredi.
Un garçon de moins de 6 ans a été brûlé ce mercredi par sa marâtre sur sa main gauche en commune Kinama, quartier Muramvya 3ème avenue numéro 15. Les doigts de sa main gauche ont été très endommagés.


Découverte d’un corps inerte d’un domestique ce mercredi à Ngozi.
Un corps d’un jeune homme du nom de Didace a été retrouvé ce mercredi devant les bureaux du chef de zone dans la province Ngozi tout près du stade Muremera. Il était domestique. D’après les sources proches de la victime, 8800 Fbu qu’il devait à son employeur seraient l’origine de sa mort.


Politique
Le président en exercice de l’ADC-Ikibiri conseille à l’Etat de faire les premiers pas des négociations avec les politiciens sur place avant d’approcher les groupes armés.
L’ADC Ikibiri demande au gouvernement burundais d’arrêter de dire qu’il ne peut négocier alors qu’aucun groupe ne s’est déclaré ou n’a fait des revendications. Pour l’ADC, ce qui est sûr, c’est que ce sont des burundais mécontents et non des étrangers. Selon Léonce Ngendakumana, président en exercice de l’ADC, il n’y a pas de doute que si le pouvoir négocie avec cette alliance, les revendications de ces groupes seront également connues. Et d’ajouter que même avec le dénouement de la crise de 1993, les antagonistes politiciens se sont d’abord assis ensemble pour par après associés les groupes armés de cette époque aux négociations car leurs revendications n’étaient que celles de la population en générale. Rappelons que l’ADC-Ikibiri ne croit pas aux activités du forum des partis politiques mis en place par le ministère de l’Intérieur.


Bonne gouvernance
Le deuxième Vice-président de la République est lui-aussi d’avis qu’il existe un petit groupe de corrompus au pouvoir.
L’étau se resserre autour du cou des corrompus du régime CNDD FDD. Gervais Rufyikiri, deuxième Vice-président de la République appelle tous les burundais à se lever comme un seul homme pour combattre ce qu’il qualifie de « petit groupe qui pille les caisses de l’Etat ». Cela a été dit à Mwaro où il s’entretenait avec les fonctionnaires de l’Etat. Cette déclaration tombe après les révélations du député Manassé Nzobonimpa qui a énergiquement dénoncé les pratiques mafieuses d’un petit groupe de corrompus au pouvoir. Toutefois, Manassé Nzobonimpa estime que si rien n’est fait, ce groupe risque de devenir plus fort que le père de la nation lui-même.


Justice
Les examens ADN de certains officiers de la police burundaises pour instruction du dossier « assassinat d’Ernest Manirumva » sont toujours attendus par la société civile.
« Il est étonnant que la justice burundaise hésite de mettre à la disposition de la police fédérale américaine « FBI » les ADN de certains hauts gradés de la police suspectés dans l’assassinat d’Ernest Manirumva. » C’est la réaction de Pierre Claver Mbonimpa, le président de l’APRODH, une des organisations de la société civile burundaise et cela 23 mois après la mort violente et impunie d’Ernest Manirumva, ancien numéro 2 de l’Observatoire de la lutte contre la corruption et les malversations économiques «OLUCOME ».


Des punitions sont réclamées à l’endroit des agents de l’ordre et des magistrats à Kayanza qui libèrent des fauteurs de troubles.
Les leaders des associations de la société civile, l’administration et la population de la province Kayanza demandent au gouvernement du Burundi de prendre des sanctions sévères à l’endroit de certains OPJ et magistrats qui se rendraient coupables d’avoir libéré les auteurs de graves infractions. Cela a été souhaité au moment où deux femmes accusées d’avoir poignardé un élève ont été récemment libérées.


Communication
Des jeunes, des vieux curieux, avec la journée porte ouverte, de rencontrer ces journalistes et techniciens de la RPA qu’ils connaissent seulement de part leurs noms et leurs voix.
Journée « porte ouverte » aujourd’hui à la RPA. Depuis ce matin, des visiteurs continuent à affluer dans les enceintes de la RPA et certains parmi eux ont même apporté des cadeaux, des fleurs, des gâteaux en guise de reconnaissance de son noble travail. « La RPA est la voix des sans voix, elle protège les plus démunis », indique madame Godebert Nahimana, une des visiteurs avec des fleurs à la main. C’est dans le cadre de célébrer ses 10 ans au service de la population que la RPA a organisé cette journée, une des activités spéciales de cette semaine. Signalons que l’anniversaire des 10 ans sera célébré ce vendredi le 11 mars.


Environnement
Deux agents de l’ordre arrêtés par le ministère de l’Environnement pour complicité dans l’exploitation illégale de la rivière Ntahangwa.
Deux policiers chargés de la protection de l’environnement ont été appréhendés très tôt le matin de ce mercredi par les services du ministère ayant l’Environnement dans ses attributions. Ces policiers sont accusés de faciliter l’exploitation clandestine des graviers dans la rivière Ntahangwa. Depuis vendredi dernier, onze camions ben chargés de graviers ont été saisis par les mêmes services. Le ministère de l’Environnement désapprouve le travail de certains policiers.



Source: RPA

mardi 8 mars 2011

Les informations du 7 mars 2011

Sécurité
Un membre du parti FNL aile Agathon Rwasa blessé par balle à Kamenge ce lundi matin.
Une personne du nom d’Audace Habarugira a été blessée par balle ce lundi matin en commune Kamenge, nous sommes en Mairie de Bujumbura. Selon le voisinage, la victime, qui saignait abondamment, aurait été victime de son appartenance politique à savoir le parti FNL pro-Agathon Rwasa. Mais l’administration communale et la police à Kamenge disent qu’il était un bandit recherché. La police indique également avoir effectué une fouille perquisition et dit voir trouvé des minutions et du chanvre dans la maison du détenu et des environs. Et d’après toujours le voisinage, il aurait été blessé par des agents du Service National de Renseignements et des policiers.

Embuscade nocturne et deux militaires sont tués sur le coup dimanche soir à Bugarama.
Un soldat a été tué, un autre blessé ce dimanche soir dans la zone Magara, commune Bugarama, province de Bujumbura dite rurale. D’après les informations sur place, ces soldats ont été fusillés par un groupe d’hommes armés alors qu’ils faisaient une patrouille nocturne. L’administration locale confirme ces informations.

Politique
Crainte du président de l’UPRONA quant au déroulement de la réunion du Comité central de ce parti prévue le 20 mars prochain.
Mésentente aux seins des membres du Comité exécutif du parti UPRONA sur l’ordre du jour, d’une réunion du Comité central prévue ce 20 mars 2010. Pour Bonaventure Niyoyankana, le président de ce parti, tous les membres sont d’accord de l’ordre du jour tandis que d’autres précisent qu’à la fin de la réunion du 2 mars, ils ne se sont pas entendus sur les questions à débattre et craignent que la réunion du 20 mars risque de se dérouler dans un climat d’incompréhension.

Religion
Les évêques du Burundi conseillent le dialogue entre burundais afin d'éviter le retour du chaos.
Le Conseil des évêques du Burundi appelle le gouvernement burundais à privilégier le dialogue pour résoudre les conflits politique. Appel consécutif aux meurtres qui se font remarquer chaque jour ici et là dans le pays. L’Archevêque de Ngozi Gervais Banshimiye, qui fait référence au passé très récent du Burundi, conseille qu’il ne faut pas attendre des bains de sang alors qu’on peut éviter cela. Ce qui constitue un péché contre Dieu et la nation, a-t-il précisé.

Bonne gouvernance
D’après les enquêtes, le matériel scolaire de Picfare n’était pas encore livré à Bujumbura au 30 avril 2010 et cela en guise de paiement de la dette de 1985 qu’avait l’Ouganda envers le Burundi.
Les révélations de Manassé Nzobonimpa sur le détournement de 15 milliards de Fbu à partir de Kampala seraient-elles fondées ou pas ? Quoi qu’il en soit, un deal a eu lieu entre Bujumbura et Kampala avec comme société écran : une compagnie ougandaise nommée Picfare Ltd. La matière du deal : « le programme du gouvernement de scolarisation universelle ». Tout a commencé en 1995 par des négociations entre Bujumbura et Kampala au bout desquelles le gouvernement ougandais accepte le 14 octobre 2005 de signer un accord pour rembourser la dette envers le Burundi qui a été accordée au National Résistance Army alors dans le maquis en 1986. Cet accord a été signé par le ministre d’Etat aux Finances ougandaises, Mwesigwa Rukutana, et le ministre burundais des Finances, Dieudonné Ngowembona, tous de l’époque. Par cet accord, le gouvernement ougandais s’engageait à payer 8,7 millions de dollars américain c'est-à-dire plus de 10 milliards de Fbu pour les biens et services rendus par les compagnies et individus du Burundi autour des années 1985. De plus, Bujumbura demande à Kampala de payer 5,5 millions de dollars américains c’est à dire plus de 6 milliards de Fbu pour intérêts cumulés de retard des dix années. Après avoir signé cet accord du 14 octobre 2005, la machine est mise en marche. Bujumbura envoie au ministre ougandais une facture pro-forma d’une société ougandaise Picfare Industries Ltd et ce pro-forma est daté du 2 août 2005, une date antérieure à la signature de l’accord. Dans la même correspondance, Bujumbura instruit Kampala de payer cette société ougandaise. Le 21 octobre 2005, le Vice-ministre ougandais chargé des Finances au ministre des Finances, Keith Muhakanizi adresse une correspondance au directeur général de Picfare pour lui signifier que le gouvernement ougandais accepte de payer 8,7 millions de dollars en cinq tranches à partir de fin octobre 2005 jusqu’au 30 août 2009. Des copies de cette correspondance sont réservées aux ministres ougandais et burundais des Finances respectivement Rukutana et Dieudonné Ngowembona. Le vice-ministre ougandais des Finances, Muhakanizi ajoute que vu l’urgence, la société Picfare doit commencer immédiatement la livraison du matériel scolaire du Burundi dès que le gouvernement ougandais procède au payement de la première tranche. Pourtant, ces payements n’ont jamais eu lieu. C’est ainsi qu’en date du 22 juin 2007, le ministre burundais de l’Education et de la Culture, Saidi Kibeya adresse une correspondance au ministre ougandais des Affaires étrangères, Sam Kutesa, pour lui informer que le nom payement à la société PICFARE a affecté la livraison du matériel scolaire au Burundi. Trois jour après, Sam Kutesa, ministre ougandais des Affaires étrangères écrit à son collègues en charge des Finances, Ezra Suruma, pour lui dire qu’il a reçu deux lettres en provenance des autorités burundaises lui demandant d’accélérer le payement afin de faciliter le programme éducatif burundais. Et jusqu’au 30 avril 2010, la société Picfare n’avait pas encore fourni le matériel scolaire comme convenu dans le contrat initial. Affaire à suivre.

Le deuxième Vice-président de la République interpelle les fonctionnaires de Mwaro à lutter contre la corruption.
« Si le Burundi est classé parmi les pays pauvres, une mauvaise gestion liée à la corruption en serait la principale cause et cela commence à avoir des répercutions sur l’aide extérieures. » Propos de Gervais Rufyikiri, deuxième Vice-président de la République au cours d’une rencontre qu’il a effectuée ce lundi avec les fonctionnaires œuvrant à Mwaro. Il indique que tout burundais est interpellé à lutter contre la corruption.

Santé
Les habitants de Bwiza réclament la réparation des tuyaux d’eau potable pour contrecarrer les maladies des mains sales.

Pénurie d’eau à la 11ème avenue de la commune Bwiza, près du marché de Jabe. Et cela suite au pavage de cette avenue qui a endommagé les tuyaux d’eau. Conséquence : des maladies liées aux mains sales se font remarquer. Les habitants de cette localité demandent à la Regideso de réparer le plus tôt possible ces tuyaux endommagés.

Education
Les enseignants à Bururi se plaignent du non respect des directives dans le redéploiement.
Les mécontentements liés à la politique du redéploiement resurgissent à Bururi. Dans cette province, plus de 600 enseignants redéployés dans des écoles de cette province se plaignent comme quoi les directives données par le ministère de l’Enseignement primaire et secondaire n’ont pas été suivies en particulier l’ancienneté. Parmi ces enseignants, plusieurs affirment que c’est ce lundi qu’ils ont su qu’ils étaient redéployés. Ils demandent donc des entrevues avec les responsables provinciaux de l’Education à Bururi.

La toiture du Lycée communal de Condi s’envole pour la deuxième fois suite à une pluie diluvienne.
La direction du Lycée communal de Condi implanté à Rutovu en province de Bururi demande une assistance financière et matérielle pour réhabiliter cet établissement après que des pluies torrentielles aient emporté sa toiture. Pontien Ntungwanayo, directeur de ce lycée annonce que c’est pour la seconde fois que le toit est détruit et les parents ne sont plus capables de réhabiliter le lycée.


Source: RPA

samedi 5 mars 2011

Les informations du 4 mars 2011

Politique
Le député Manassé Nzobonimpa vient d’illustrer ses propos par un détournement de 15 milliards de Fbu orchestré par 4 hauts cadres du parti CNDD FDD.
Rien n’arrête le député Manassé Nzobonimpa. En plus des propos dénonciateurs sur des malversations économiques faites par un groupe dit de corrompus de son parti, des noms commencent à tomber. L’actuelle ministre des Finances, Clotilde Nizigama, Mohamed Rukara, Ombudsman burundais, Saidi Kibeya, ancien ministre de l’Education et actuel ministre des Transports et des Travaux publics ainsi que le président du parti au pouvoir, Jérémie Ngendakumana sont cités par Manassé Nzobonimpa dans le détournement de 15 milliards de Fbu. Cette somme colossale qui ne serait pas arrivée dans les caisses de l’Etat avait été payée par le gouvernement ougandais dans le but de régler une ancienne dette que la rébellion ougandaise dirigée par Museveni avait contractée à l’ancien gouvernement de Jean Baptiste Bagaza.
En réponse, le député Jérémie Ngendakumana nie les accusations de Manassé Nzobonimpa, mais affirme avoir fait des déplacements en Ouganda. De plus, ajoute le président du CNDD FDD, Manassé Nzobonimpa n’est plus secrétaire du Conseil des sages du parti CNDD FDD.
L’Ombudsman Mohamed Rukara cité lui aussi par Manassé Nzobonimpa dément lui aussi ces allégations dans un communiqué de presse qu’il vient de sortir à la place d’une conférence de presse. Il dit avoir écrit une lettre au Parlement Est africain dont Manassé Nzobonimpa est membre pour que ce dernier présente des preuves de ce qu’il avance. Le ministre Saidi Kibeya a été joint par téléphone mais sans succès et la ministre des Finances, Clotilde Nizigama, vient de déclarer à la radio Bonesha FM que la dette de 15 milliards de Fbu a été payée quand le gouvernement ougandais a octroyé des cahiers pour les jeunes scolarisés burundais.


Analyse du politologue Salathiel Muntunutwiwe après les déclarations du député Manassé Nzobonimpa, membre influent du parti CNDD FDD.
« A propos de la déclaration du député Manassé Nzobonimpa, grande est la satisfaction parce que l’honorable Manassé a dit haut ce que les autres pensaient tout bas et manquaient de tribune pour le clamer publiquement. » C’est l’avis du politologue Jean Salathiel Muntunutwiwe. Celui-ci ajoute également que le démenti du porte-parole du parti CNDD FDD comme quoi Manassé Nzobonimpa n’avait aucune qualification trouve une explication pour la simple raison que les déclarations de Manassé Nzobonimpa ternissent l’image du CNDD FDD. Selon lui, il s’agit ici d’une manœuvre de diversion opérée par le porte-parole du parti au pouvoir. Et d’après toujours le politologue, les déclarations de Manassé Nzobonimpa ne demandent pas un niveau élevé d’études élevé. L’essentiel, note le politologue Salathiel Muntunutwiye, se trouve dans le fait que la parole dite soit vraie et vérifiable.


Mécontentement des jeunes militants de l’UPRONA qui veulent la démission du président de ce parti.
Les jeunes du parti UPRONA se sont vus refuser ce vendredi d’animer une conférence de presse par la police. Ces jeunes militants disent être fatigués par un comportement imperméable qu’affiche le président de ce parti. Suite aux manquements de leur leader, ces jeunes demandent au député Bonaventure Niyonkana de remettre son tablier pour son honneur d’après Léonard Ngendakumana, porte-parole de cette jeunesse.


Communication
Début des deuxièmes assises des états généraux de la communication ce vendredi matin à Gitega.
Les activités des deuxièmes assises des états généraux de la communication tenues à Gitega ont été ouvertes par le Président Pierre Nkururnziza mais aucune des hautes autorités n’a mentionné les emprisonnements de Jean Claude Kavumbagu et Faustin Ndikumana. Et au moment où les travaux proprement dits aller commencer, Alexandre Niyungeko, Président de l’Union Burundaise des Journalistes « UBJ » a pris la parole pour exprimer ses inquiétudes sur l’incarcération de Jean Claude Kavumbagu et Faustin Ndikumana. Il a par la suite invité les journalistes à se lever en signe de protestation contre ces détentions jugées injustes et illégales. Toutefois les activités ont continué. Selon des sources sur place, les journalistes ont été motivés par l’une des thématiques qui sera étudiée à savoir : « la dépénalisation des délits de presse ». Signalons qu’aucun représentant des corps diplomatiques attendu à Gitega ne s’est présenté.


Justice
Confirmation depuis hier jeudi de la détention préventive de Jean Claude Kavumbagu par le TGI en Mairie de Bujumbura.
Maître Gabriel Sinarinzi, avocat du journaliste Jean Claude Kavumbagu se dit étonner de la confirmation de la détention préventive de son client par le Tribunal de Grande Instance en Mairie de Bujumbura. Pour Maître Sinarinzi, dans un pays comme le Burundi qui se veut démocratique c’est surprenant et impensable de voir un journaliste emprisonné pour ses opinions. L’avocat dit qu’il va continuer à plaider pour l’acquittement pur et simple de son client parce que selon lui, il détient des éléments qui montrent que Jean Claude Kavumbagu est détenu illégalement.


Sécurité
Une explosion d’une grenade fait deux blessées à Muhuta ce vendredi matin.
Deux personnes ont été blessées sur la colline Gitaza, commune Muhuta province de Bujumbura après une explosion de grenade aux environs d’une heure du matin de ce vendredi. Cette grenade a explosé près d’une boutique appelée « Kwa Mpapi ». Information confirmée par Diomède Batungwanayo, chef de zone Gitaza. Les personnes blessées ont été acheminées dans un des hôpitaux de la Mairie de Bujumbura où elles y reçoivent des soins.


Administration communale
Présentation ce jeudi du nouveau chef de zone Kiyenzi après deux mois d’absence de cette autorité.
Dans l’après-midi de ce jeudi, Ladislas Baziruwiha, l’administrateur de la commune Kanyosha dans la province Bujumbura a procédé à la présentation du nouveau chef de zone de Kiyenzi en la personne d’Emmanuel Sinzinkayo. Signalons que son prédécesseur avait été assassiné il y a de cela deux mois. Les chefs de colline Buhina et Musugi qui avaient fui la région étaient présents dans les cérémonies et celui de la colline Nyamaboko qui a également fui a présenté sa lettre de démission. Ces cérémonies ont eu lieu après une réunion de sécurité qui a réuni les intellectuelles œuvrant dans cette zone avec ceux qui avaient pris fuite et ceux qui sont restés dans ces collines de Kiyenzi, théâtre des attaques des hommes armés sur des positions policières, de distribution des tracts, d’incendie des maisons des chefs de collines, de fortes suspicions entre membre du CNDD FDD et ceux du FNL et des citoyens qui passent la nuit dans les forêts à la tombée de la nuit de peur d’être massacrés. Mais après la réunion, l’administrateur de la commune Kanyosha positive sur la sécurité de cette région et indique qu’elle n’est pas du tout très mauvaise malgré la fuite des habitants et la présence en grand nombre des forces de l’ordre.


Santé
Déclenchement ce vendredi d’un mouvement de grève au CNPK par deux syndicats pour une durée indéterminée.
Les agents de santé membres des syndicats SNTS et SYNAPA section du Centre Neuro Psychiatrique de Kamenge « CNPK » ont entamé un mouvement de grève ce vendredi pour une durée indéterminée. Parmi les revendications figurent la justice dans l’octroi des salaires. D’après les syndicalistes, certains agents bénéficient des avantages d’autres non. En outre, ils dénoncent des inégalités dans le versement des salaires pour des agents de même niveau d’études. Et curieusement des personnes sans qualification perçoivent des salaires supérieurs à ceux des médecins, selon toujours les syndicalistes. Le directeur du centre CNPK, frère Hippolyte Manirakiza n’a pas voulu se prononcer sur cette grève. Pour rappel, le Centre Neuro Psychiatrique de Kamenge est le seul établissement spécialisé dans le pays pour le traitement des troubles et des maladies mentales.


Droit de l’homme
Inquiétude des défenseurs des droits de l’homme à Makamba sur la probable nomination de Jean Baptiste Ndayiragije, autrefois accusé de détournements de mineurs.
Des rumeurs de nomination de Jean Baptiste Ndayiragije, ancien directeur du Lycée Makamba comme chef des services de renseignements de la région sud circulent. Cet ancien professeur du Lycée avait été accusé de détournement des mineurs et le Tribunal de Résidence à Makamba l’avait condamné à deux ans de prison mais il sera blanchi par le Tribunal de Grande Instance « TGI » de Makamba. Les défenseurs des droits de l’homme dénoncent une parodie de justice car la femme de Jean Baptiste Ndayiragije aurait influencé et était également présidente du TGI de Makamba


Le texte de loi portant succession de la fille burundaise est déjà prêt pour adoption.
Le projet de loi sur la succession de la fille burundaise a été déjà élaboré. Il reste seulement sa promulgation. Cela a été annoncé par Madame Pélagie Gahungu, membre de la Ligue Iteka. Pour elle, l’adoption de cette loi a été bloquée par le processus électoral et pense que les choses vont bientôt aller de l’avant puisque cette période est révolue. Pélagie Gahungu a aussi indiqué que les associations des droits de l’homme vont conjuguer leurs efforts pour responsabiliser tout le monde sur le rôle à jouer pour la promotion de la loi sur la succession de la fille burundaise. Ces propos ont été tenus ce vendredi lors d’un atelier de validation d’une étude sur le renforcement de la citoyenneté de la femme au Burundi.