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mardi 21 juin 2011

Les informations du 20 juin 2011

Sécurité
Une dispute tourne au drame ce dimanche à Buterere
Un bébé d’une année et demie a été tué par machette, sa mère grièvement blessée. Cela s’est passé en commune urbaine de Buterere au quartier Mugaruro de la mairie de Bujumbura lors d’une querelle entre femmes voisines. D’après des témoins, tout a commencé par une grande dispute. Une des femmes a sorti une houe et a frappé et la maman et le bébé qui succomba sur le coup. L’auteur de ce forfait a été arrêté pour raison d’enquête et la blessée reçoit des soins au Centre de santé Buterere.

Meurtre ou suicide d’un citoyen à Gitega
Un homme nommé Aloys Barampama a été retrouvé mort hier dimanche à son domicile situé à Gitega sur la colline Bihanga. Découvert par ses voisins, il avait une corde à son cou mais rien ne permet d’affirmer qu’il se serait pendu. La cause de cette mort diverge d’un habitant à l’autre de Bihanga. Les uns disent qu’il se serait suicidé, d’autres qu’il aurait été étranglé. Son épouse, la première soupçonnée a été interpellée par la police pour des enquêtes.

Insécurité grandissante signalée à Mageni en province de Muyinga
6 personnes ont été blessées la nuit de ce dimanche, un nombre inconnu de personnes kidnappé, des maisons brûlées dans une attaque armée perpétrée à Mageni, zone Nkayoyo en province de Muyinga. Cette attaque suit d’autres faites la semaine dernière où des tracts avaient été découverts. L’administration dit ne rien savoir sur le motif de ces attaques. Le porte-parole de l’armée a promis de s’exprimer à propos ultérieurement.

9 meurtres et deux blessés, victimes de la barbarie humaine
Le bilan des morts assassinés la semaine écoulée est de 9 personnes et deux blessées selon des chiffres en possession de la RPA. Un fait nouveau dans ces tueries : l’incontrôlable justice populaire à Bugarama en province de Bujumbura qui a emporté deux individus. Le reste des morts sont des victimes d’hommes armés non identifiés.

Politique
L’ancien président Pierre Buyoya demande aux Burundais de se souvenir toujours de l’esprit des Accords d’Arusha
« La réponse à tout conflit burundais se trouve dans les Accord d’Arusha », précise l’ancien chef de l’Etat, Pierre Buyoya. Il indique également que ces accords consacrent une gouvernance par consensus. Selon toujours le président Buyoya, quelque soit le résultat électoral ceux qui reçoivent le mandat du peuple doivent garder à l’esprit l’Accord d’Arusha. « Une vigilance de mise pour sauvegarder cet acquit s’impose », explique le sénateur Pierre Buyoya. Ces propos ont été recueillis dans une interview du 24 août 2010 quelques mois après les élections. La question qui lui était adressée à l’époque, était liée au risque de remettre en cause les acquis d’Arusha par les passages en force des dirigeants largement majoritaire dans les institutions de prise de décision.

Message de Léonce Ngendakumana depuis Gitega
Le président du parti FRODEBU, Léonce Ngendakumana demande au président de la République de tout faire pour restaurer la confiance et l’espoir dans le pays. « Ainsi, cela redorerait l’image du pays dans le concert des nations », avance toujours le président du parti de Melchior Ndadaye. Ces propos ont été recueillis ce dimanche à Gitega lors d’une réunion politique entre les responsables du parti FRODEBU dans cette province.

Justice
La justice à Ngozi voulait simplement collaborer avec les deux responsables de la RPA-Ngozi convoqués sur certaines informations
Comparution ce lundi matin du directeur de la RPA antenne- Ngozi ainsi que le rédacteur en chef de cette station régionale. Léonce Niyongabo et Hervé Niyuhire devaient être entendus depuis 8h par le substitut du procureur de la République à Ngozi. Mais jusqu’à midi, ils ne savaient pas encore de quoi il s’agit. Pour le chef d’antenne- Ngozi, cela vise à déstabiliser le travail de la radio. Des informations qui nous parviennent disent que ces journalistes doivent attendre jusqu’à 15h pour connaître leur sort. Vendredi dernier 2 autres journalistes de la RPA-Ngozi auraient comparu. Mais d’après les dernières nouvelles, les deux responsables de la RPA-Ngozi sont rentrés et précisent que la justice voulait s’enquérir elle aussi des données sur certaines informations.

Bonne gouvernance
Vers la création d’une association africaine des institutions de lutte contre la corruption
Trente huit délégations africaines regroupant les responsables des institutions publiques de lutte contre la corruption sont réunies ici à Bujumbura. A l’issue de ce meeting, elles vont sortir une déclaration commune au terme de ces 2 jours. Selon le docteur Jean Baptiste Elias, président de l’Observatoire béninois de lutte contre la corruption, la création d’une association commune permettra d’aller au delà des problèmes d’indépendance, très souvent rencontrés par les institutions nationales de lutte contre la corruption. L’objectif étant d’avoir des responsables élus et non plus nommés par décrets. Le président de la République, Pierre Nkurunziza a participé à l’ouverture de la séance, rappelant sa promesse électorale de lutter contre la corruption au Burundi.

Réfugiés
Célébration ce 20 juin de la journée internationale des réfugiés
Au Burundi, cette journée a été célébrée à Ruyigi au site Bwagiriza où vivent des congolais Banyamurenge. Selon le HCR, cette journée coïncide avec le 60ème anniversaire de la journée relative à la protection des réfugiés et le 50ème anniversaire de la convention relative à l’apatride. Et à l’occasion de la célébration de cette journée des réfugiés, les réfugiés congolais au Burundi crient au secours. Ils font face à de grandes difficultés. Ces réfugiés demandent au HCR de leur accorder des entrevues pour présenter leurs doléances.

Malentendus entre le gouverneur de la province Cibitoke et les rapatriés de Mukinya 2
Ils sont désespérés. Ce sont les rapatriés du site Gikumba de la colline Munyika 2 en province Cibitoke. Selon eux, Anselme Nsabimana, gouverneur de cette province a décidé de les déplacer pour préparer le terrain où sera établi un village moderne. Mais le gouverneur de Cibitoke tranquillise : « Cette mesure n’est que provisoire. » Pour cette autorité, il les a obligés à quitter l’endroit pour faciliter la tâche à ceux qui vont morceler le terrain. Et ceux qui sont sur la liste communale des occupants de ce site seront les premiers à avoir des parcelles. Anselme Nsabimana lance un appel aux habitants du site Gikumba qui semblent ne pas vouloir quitter l’endroit de s’exécuter pour ne pas freiner les travaux de développement.

Agriculture et élevage
La ministre de l’Agriculture et de l’élevage ambitieuse de relancer l‘élevage pour juguler la faim
« Le secteur d’élevage est primordial dans la lutte contre la faim au Burundi. » Déclaration de la ministre de l’Agriculture et de l’élevage, Odette Kayitesi lors de la présentation d’une étude de faisabilité techno-économique du projet de développement du secteur de l’élevage au Burundi.

Transport
Certaines voies de la capitale burundaise barrées à partir de 8h
Les usagers de la route ont eu des difficultés ce lundi matin car certains axes sont fermés. OPC2, Ntagahoraho Eustache, chargé de la circulation dans la ville de Bujumbura affirme que ces axes sont fermés dans le but de préparer le défilé du premier juillet, 49ème anniversaire de l’Indépendance du Burundi. OPC2, Ntagahoraho indique n’avoir pas averti les usagers de la route mais qu’à partir de ce mardi, le blocage débutera à 8h pour favoriser ceux qui vont à l’école et aux bureaux.


Source: RPA

vendredi 17 juin 2011

Burundi : un policier tué et trois autre blessés par des groupes armés

Au moins un policier a été tué au Burundi au cours de deux attaques distinctes qui ont visé la police dans la nuit de jeudi à vendredi, a-t-on appris de sources concordantes.

Dans la province de Muyinga, quelques 220 Km à l'Est de Bujumbura, un groupe de malfaiteurs a lancé une grenade sur des policiers au chef-lieu de la province. Son explosion a tué un policier, a annoncé le gouverneur de la province, Pétronie Sindahagaba.

Quelqu'un a appelé la police à l'aide mais c'était un piège car c'est une grenade qui les accueilli, (...). Nous pensons que ces malfaiteurs voulaient tuer les policiers pour voler leurs armées et uniformes, a-t-elle poursuivi.

Ce groupe aurait laissé sur place des tracts qui menaçaient la police d'autres représailles, selon la même source.

Dans la province de Bujumbura rural (Ouest), un groupe armé constitué de plusieurs dizaines de combattants armés et en uniforme de police a attaqué une position de police dans la commune de Kabezi, à une quinzaine de kilomètres au Sud de la capitale Bujumbura.

Au moins deux policiers ont été blessés au cours de cette attaque qui a duré plus d'une heure, selon des témoins sur place. La police a refusé de communiquer le moindre bilan de cette attaque.

Le responsable administratif de cette localité, Jean-Claude Ndikumahoro, l'a attribué à un petit groupe de malfaiteurs.

Ces gens ont attaqué en chantant des chansons religieuses et des "alléluia" et en scandant le nom de "(Agathon) Rwasa" - leader des ex-rebelles des FNL - , comme les rebelles des Forces nationales de libération (FNL) de Rwasa lorsqu'ils se battaient encore, selon plusieurs témoins sur place.

La police est régulièrement la cible d'attaques attribuées à des bandits armés par les autorités et une nouvelle rébellion naissante par la population.

La province de Bujumbura rural, dans l'Ouest du Burundi, est un fief des FNL, accusés par les autorités d'être derrière ces nouvelles violences.

Plusieurs opposants sont rentrés dans la clandestinité ou ont fui le pays à la suite des dernières élections générales mi-2010 remportées par le régime du président Pierre Nkurunziza, alors que l'opposition dénonce l'arrestation de plusieurs centaines de ses membres, ainsi que des exécutions sommaires.

La contestation du processus électoral par l'opposition fait planer la crainte d'une reprise de la violence au Burundi, pays marqué par une longue guerre civile qui a fait plus de 300.000 morts entre 1993 et 2006.

Source: AFP

jeudi 16 juin 2011

Burundi : L’opposition met en garde contre toutes négociations biaisées

COMMUNIQUE DE L’ADC-IKIBIRI AU SUJET DES NEGOCIATIONS AU BURUNDI

Nous, partis politiques membres de l’ADC-IKIBIRI :

- Considérant la mascarade électorale de 2010 et ses conséquences néfastes sur la consolidation sur le processus de la démocratisation au Burundi ;

- Etant donné le climat d’intimidation, de terreur, de violence et d’extermination des membres de l’ADC en général et des FNL en particulier qui règnedans le pays ;

- Considérant les crimes et assassinats impunis et les violations chroniques des droits de la personne humaine ;

- Observant la mauvaise gouvernance qui a atteint son paroxysme par la corruption généralisée, les malversations économiques et les détournements des deniers publics, le manque de transparence et l’opacité dans la gestion du patrimoine de l’Etat ;

- Etant donné la chute vertigineuse de l’économie nationale, pillée systématiquement par un groupuscule de voleurs impénitents tapis au cœur des rouages du régime actuel ;

- Vu la régression dans le monolithisme officialisée par une loi anti démocratique sur les partis politiques ;

- Constatant amèrement la ferme détermination du régime actuel à confusquer le leadership des partis politiques de l’opposition (cas du parti FNL et de l’UPD Zigamibanga) ;

- Considérant le refus entêté de tout dialogue par le pouvoir en place à Bujumbura ;

- Déterminés à mettre un terme à l’impasse politique actuelle, consécutive à la mascarade électorale de 2010 ;

Portons à la connaissance de l’opinion nationale et internationale ce qui suit :

1. L’ADC-IKIBIRI réitère sa demande de négociations entre le gouvernement et l’opposition regroupée au sein de l’ADC-IKIBIRI dans son ensemble ;

2. L’ADC-IKIBIRI demande au pouvoir en place de stopper immédiatement les manœuvres destructrices des partis politiques de l’opposition et de restaurer le leadership du parti FNL en particulier ;

3. L’ ADC-IKIBIRI demande au pouvoir en place de penser à ses atrocités qui se commettent un peu partout dans le pays, de penser à ces souffrances de la population et engager de véritables négociations avant qu’il ne soit trop tard ;

4. L’ADC-IKIBIRI prie les Nations Unies, l’Union européenne, l’Union Africaine, les pays de la sous région, particulièrement l’Afrique du Sud, la Tanzanie, le Kenya, l’Ouganda, la République Démocratique du Congo et le Rwanda, de se concerter en vue d’aider les burundais à mettre sur pieds un cadre approprié des négociations ;

5. L’ADC-IKIBIRI remercie toutes les personnalités morales, diplomatiques et politiques qui encouragent le pouvoir en place à négocier avec ses opposants ;

6. L’ADC-IKIBIRI met en garde le pouvoir de Bujumbura contre toutes négociations biaisées entre lui et ses satellites dits « partis Nyakuri », qui ne qui ne feraient qu’aggraver la situation actuelle déjà explosive au Burundi.

Fait à Bujumbura le 15 juin 2011

Le Président en exercice de l’ADC-Ikibiri,

Léonce NGENDAKUMANA.