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lundi 7 février 2011

Les informations du 7 février 2011

Conflit foncier
La Régideso et les propriétaires des parcelles à Kigeri se disputent ce territoire en commune Ngagara.
Un bras de fer est survenu ce lundi matin entre la population de Kigeri en commune urbaine de Ngagara et la police. A l’origine du conflit, les travaux de bornage de la Regideso dans les champs de la population. Cette dernière réclame l’indemnisation équivalente à leurs parcelles et les frais de survie de trois mois en attendant de récolter leurs nouveaux champs. Les propriétaires des parcelles, installés dans ce lieu en 1947, condamnent la brutalité de la police. L’administration de Ngagara, qui a arrêté tous travaux sur ce terrain, promet de réunir ce mardi les deux parties en conflit afin de dénoncer cette crise.


Justice
Arrestation de huit pakistanais et deux burundais à la Mosquée de Bihororo en commune Gitega.
Huit hommes d’origine pakistanaise en compagnie de deux burundais ont été arrêtés à la Mosquée de la colline Bihororo en commune Giheta, province de Gitega. La police indique qu’ils ont été arrêtés pour des raisons d’enquête car ils se sont mis à prêcher sans toutefois avoir une autorisation.


Comparution demain mardi du chef charroi de la RPA au TGI en Mairie de Bujumbura.
Maître Isidore Rufyikiri, avocat de Faustin Ndikumana, chef charroi de la RPA exige la présence du témoin à charge contre son client. Signalons que Faustin est détenu depuis 126 jours à Mpimba. Pour cet avocat, si le nommé Joël Sindaye ne se présente pas demain, cela prouvera que son témoignage est faux. Signalons que Faustin Ndikumana comparaîtra demain dans une audience publique au Tribunal de Grande Instance en Mairie de Bujumbura. Signalons que Faustin Ndikumana entame sa 126ème journée de détention à Mpimba. Le chef charroi de la RPA est accusé par un certain Joël Sindaye d’avoir distribué des armes à feu. Mais ce même témoin à charge a déclaré devant le magistrat instructeur qu’il ne disposait d’aucune preuve sur toutes ces accusations.


Les avocats du journaliste Jean Claude Kavumbagu se préparent pour l’audience publique du 9 février courant.
A la veille de l’audience publique le 9 février devant le Tribunal de Grande Instance en Mairie de Bujumbura, les avocats du journaliste Jean Claude Kavumbagu dont Maître Gabriel Sinarinzi indiquent qu’Il sera donc demandé au juge de vérifier en premier lieu la régularité de la détention préventive du directeur de l’Agence en ligne Net press en application de l’article 75 du Code de procédure pénale.
Ces avocats déplorent le fait que la dactylographie de l’ordonnance du juge et la transmission du dossier de la Cour d’appel au Tribunal de Grande Instance aient pris une durée de trois mois.
Et dans un communiqué de presse publié aujourd’hui, l’avocat au barreau de Bruxelles, Maître Bernard Maingin accepte de venir prêter main forte à la défense de Jean Claude Kavumbagu qui, selon lui, risque une condamnation à perpétuité dans cette affaire. Maître Bernard Maingen souligne que pour la défense, le respect des règles de procédure pénale doit être mis en avant à l’audience du 9 février prochain.
Rappelons que notre confrère Jean Claude Kavumbagu totalise aujourd’hui 206 jours de détention à Mpimba. Le directeur de l’Agence en ligne Net Press est accusé de trahison après la publication d’un article mettant en doute la capacité des forces de l’ordre et de sécurité une fois que les Al Shabab attaquaient le Burundi.


Le porte-parole de la Documentation tranquillise les familles des détenus Maboko Michel et Bigendako Alexis arrêtés dans les enquêtes liées aux distributions des tracts.
Télésphore Bigirimana, porte-parole du Service national des renseignements demande aux familles de Maboko Michel et Bigendako Alexis, arrêtés la semaine passée, de patienter jusqu’à la fin des enquêtes. Ce porte-parole de la Documentation affirme que leurs familles n’ont pas le droit de les rendre visite pour des raisons d’enquêtes mais ajoute qu’ils sont en vie. Pour rappel, l’arrestation de Maboko Michel et Bigendako Alexis est liée aux tracts trouvés dans la cellule Muyaga de la commune Gihosha il y a deux semaines.


Préavis de grève du SYMABU qui réclame l’application de leurs revendications datant de 2000.
Le Syndicat des Magistrats du Burundi « SYMABU » lance un préavis de grève. Pour cause, leurs revendications qui datent de l’an 2000 ne seraient appliquées qu’à 43 pourcent. Selon Jean Claude Kabera, porte-parole et secrétaire général de ce syndicat, un cadre de dialogue qu’ils ne cessent de réclamer n’est pas jusqu’à présent mis en place. Et dans un communiqué de presse rendu public ce 7 février, le SYMABU menace d’arrêter le travail pour 14 jours si leurs revendications ne sont pas entendues.


Droit de l’homme
ACAT condamne l’acte criminel de brûlures graves sur le domestique Didace Bakanibona.
« Que justice soit faite et dans les meilleures délais pour celui qui a brûlé le domestique Didace Bakanibona. » Réaction de Maître Armel Niyongere, représentant de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture «ACAT». Selon lui, ce n’est pas de la torture simple mais des coups et blessures volontaires et les sanctions y relatives sont prévues dans le Code pénal burundais. Pour rappel, le domestique Didace Bakanibona a été brûlé il y a plus d’une semaine à la 15ème avenue numéro 11, quartier Nyakabiga I. Actuellement, il est dans une situation très déplorable à l’Hôpital Roi Khaled.


Transport
La rapidité de la commission chargée d’étudier la question des taxis motards est requise par ces derniers.
Les taxis motards se plaignent contre les tracasseries policières dont ils sont victimes dans les quartiers où ils exercent. Pourtant, une commission est à pied d’œuvre pour analyser les revendications de ces motards qui se font violence pour respecter les consignes données lors de la rencontre avec l’Ombudsman. Ces taxis motards demandent plutôt à la commission ad hoc de faire vite son travail car la fin et la misère les frappent déjà durement.


Education
Un attroupement important des enseignants attristés devant le DPE à Gitega avec l’opération de redéploiement.
Des centaines d’enseignants se sont attroupés ce matin devant les bureaux du directeur provincial de l’enseignement à Gitega. Les uns était venu demander le lieu de leur affectation après le redéploiement et les autres étaient venus présenter leurs plaintes en rapport avec cette opération.


Un appel au dialogue entre enseignant et Gouvernement sur le redéploiement est lancé par les bashingantahe
L’institution des bashingantahe du Burundi appelle le Gouvernement burundais à dialoguer avec les syndicats des enseignants pour débattre sur la récente mesure de redéploiement. Les enseignants indiquent que l’opération de redéploiement est entachée de plusieurs irrégularités. Pour Pancrace Ndabatinye, membre de l’institution des bashingantahe, l’issu favorable à cette opération réside seulement dans le dialogue.


Coopération militaire
La Corne de l’Afrique se met ensemble pour former une force militaire afin de combattre leurs ennemis communs.
Tous les pays de la Corne de l’Afrique sont appelés à mettre ensemble leurs capacités militaires pour contrecarrer les attaques de leurs ennemis communs. Pour cela une conférence régionale a été ouverte ce lundi 7 février afin de planifier les plans d’exercices du « Eastern African Stand by Forces ». Signalons que le Général Cyrille Ndayirukiye, un burundais, dirige cette force sous régionale qui regroupe 10 pays sur les 13 qui la compose et la question de la sécurité en RD Congo serait à l’ordre du jour. Cette conférence prendra fin ce 11 février 2011


Source: RPA

samedi 5 février 2011

Les informations du 4 février 2011

Sécurité
Assassinat d’un homme par balle au quartier Mugoboka à Rohero ce jeudi soir.
Une personne du nom de Rukundo qui accompagnait sa copine a été tuée par balle dans la nuit de ce jeudi vers 20h au quartier Mugoboka dans la commune urbaine de Rohero. Ce crime a été perpétré sur le pont reliant le quartier Mugoboka 1 et Mugoboka 2. Les auteurs de ce crime ont pris le large après avoir commis ce forfait. Signalons qu’à une centaine de mètre du lieu du crime se trouve une position des policiers.

Découverte ce vendredi matin d’un corps sans vie dans le secteur Munyika à Rugombo.
Un cadavre d’un certain Emmanuel Hasabubwenge a été découvert ce vendredi matin dans un canal d’irrigation du secteur Munyika, commune Rugombo. Cet homme était originaire du secteur Samwe de la commune Rugombo. Ceux qui l’on vu pour la dernière fois hier jeudi disent qu’il a quitté le marché de Rugombo vers 18h 30. Son cadavre a été conduit à l’Hôpital de Cibitoke pour autopsie car aucune goutte de sang n’a été découverte sur son corps.

Les bandits armés cherchent à se ravitailler à tout prix auprès de la population de Kanyosha dit rural d‘après plusieurs témoignages.
Les actes des groupes dits bandits armés commencent à être un handicap pour la population de la commune Kanyosha dit rural. Ces groupes commencent à demander des contributions aux agriculteurs et éleveurs dans cette localité. Au secteur de Gisovu, un propriétaire d’un bon champ de banane s’est vu demandé une somme de 2 millions de Fbu par des gens armés à la fin de l’an 2010. Actuellement, il a interrompu ces activités champêtres car le montant est élevé. Mais par après, ces individus se sont mis à cueillir les régimes de ses bananes comme si c’était leur propre champ. Ces informations sont confirmées par l’administration locale et les voisins. Et à Kiyenzi, ceux qui ont bénéficié d’un don de vaches subissent, eux aussi, des pressions comme quoi il faut donner de gré ou de force du lait aux hommes armés. A Kanywanzoka après Kamesa, 50 personnes qui rentraient de Bujumbura sont tombées dans une embuscade de près de 30 hommes armés et ont été dépouillés de tous leurs biens. Un administratif de Gisovu membre du parti CNDD FDD indique qu’à partir de 18h, il faut regagner soit la brousse ou soit sa maison. Les directeurs des écoles, qui avaient des maisons près du lieu de travail, préférèrent passer la nuit à Bujumbura et en plus du ticket de transport qui vaut 3000 Fbu s’ajoute une double ration alimentaire.

Renforcement inhabituel de la vigilance de la police dans certains endroits de la capitale Bujumbura.
Ce vendredi matin, un mouvement inhabituel des policiers a été observé dans la commune urbaine de Bwiza surtout à la deuxième avenue. Les gens qui étaient sur place disent que ces policiers ont procédé à la fouille corporelle et au contrôle des cartes d’identité des passants. Ce mouvement inhabituel s’est manifesté aussi la nuit de ce jeudi dans la plupart des communes de la capitale et surtout au centre ville. Le constat est que même ce matin les policiers sont restés dans certains endroits comme à la Place de l’indépendance et devant certains magasins comme l’Alimentation Dimitri, le Supermarché T2000 etc.… Et à les voir ils étaient aux aguets avec leurs fusils de travail. Pour avoir plus d’explication à ce phénomène, le porte-parole de la police a été contacté mais tous ces téléphones sonnaient mais personne ne décrochait. Affaire à suivre.

Crime horrible à Nyakabiga vendredi dernier.
Allongé sur le lit dans la chambre de réanimation à l’Hôpital Roi Khaled, Didace Bakanibona est couverte de brûlures au troisième degré. Ce jeune homme de 21 ans a été brûlé vif à l’aide de l’eau bouillante, vendredi de la semaine dernière par quelqu’un qui lui devait de l’argent. Ce crime s’est produit dans le quartier Nyakabiga, 1er avenue numéro 11. La victime demande que justice soit faite pour punir l’auteur du crime conformément à l’acte posé.

Politique
ADC-Ikibiri contre le prolongement de la durée des études au niveau de l’école primaire.
Léonce Ngendakumana, président du parti FRODEBU, indique que l’ADC-Ikibiri s’insurge contre la récente réforme envisagée au niveau du primaire. Rappelons que le Gouvernement Nkurunziza veut amener la durée de l’école primaire à 9 ans au lieu de six ans. Pour Léonce Ngendakumana, cette politique n’est pas planifiée ni au niveau du projet de société du parti au pouvoir ni dans le programme électoral de ce parti présidentiel ni dans les programme que le Chef de l’Etat a présenté à l’Assemblée Nationale. Ces partis de l’opposition demandent que cette réforme soit arrêtée car elle n’est pas une urgence. D’après toujours Léonce Ngendakumana, aucun document ne remet en cause l’enseignement primaire de un à six ans. En outre, L’ADC-Ikibiri accuse le Gouvernement Nkurunziza de copier les projets en pratique dans les pays de la Communauté Est Africaine sans toutefois faire des études.

Economie
Doing Business classe le Burundi 181ème sur 183 pays en matière de progrès économiques.
Pas de progrès pour le Burundi en matière d’affaires. Dans un rapport de 2011, Doing Business classe le Burundi 181ème sur 183 pays sur le plan des progrès économiques dont derrière se trouve la République Centre Africaine et le Tchad. Ces chiffres montrent que le Burundi reste derrière les autres pays de la Communauté Est Africaine dont le Rwanda qui a quitté sa 70ème position pour venir à la 58ème place. Le Kenya est 98ème, l’Ouganda et la Tanzanie 128ème, la RD Congo est passée de 179ème à 175ème. Le premier pays qui a connu une avancée économique significatif est le Singapour suivi de la Chine, la Nouvelle Zélande, le Royaume Uni, les Etats-Unis et la liste peut s’allonger selon le classement de Doing Business. Signalons également que quelques pays africains se trouvent dans les 100 premiers notamment l’île Maurice, l’Afrique du Sud, le Ghana, le Bostwana, le Ghana et la Namibie.

Education
Des bâtiments scolaires, des maisons et des champs ont cédé face à une averse qui s’est abattue à Rugombo ce jeudi.
Deux classes de l’Ecole primaire de Rukana en commune Rugombo ont été démolies hier jeudi suite à des pluies diluviennes. Pas mal de maisons et de champs ont été également endommagés. Bakary Michel, directeur de cet établissement scolaire demande aux bienfaiteurs de leur venir en aide pour reconstruire ces classes qui accueillaient 220 écoliers.

Les places sont largement inférieures par rapport aux enseignants candidats au redéploiement à Gitega.
Dans la province de Gitega, il n’y a que 173 places à l’enseignement au primaire pour 754 enseignants désignés candidats au redéploiement, peut-on lire sur le rapport affiché au bureau de la Direction Provinciale de l’Enseignement « DPE » à Gitega. Pour les 581 enseignants de Gitega restant, leur affectation incombe à la Commission de redéploiement, dit-on à la DPE Gitega. A Karusi, ceux qui doivent être redéployés sont connus ainsi que leurs nouvelles affectations. Ces derniers déplorent néanmoins le fait que leurs syndicats n’ont pas été consultés et que les salaires sont dangereusement très bas.
Le professeur Nicéphore Ndimurukundo, ancien ministre de l’Education conseille au Gouvernement de maintenir la note "élite" et "très bon" pour encourager les bons labeurs.
« La mesure de supprimer la cotation « élite » ou « très bon » chez les fonctionnaires de l’Etat est regrettable », analyse Nicéphore Ndimurukundo, ancien ministre de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation des adultes. Selon lui, il faut donner la note élite à ceux qui le méritent pour leur montrer qu’ils valent quelques choses afin d’encourager ceux qui sont côtés médiocre. Autrement dit, cela serait plutôt un clin d’œil au Gouvernement pour coter même les ministres et les autres hauts responsables au lieu d’appliquer cette mesure qui, selon Nicéphore Ndimurukundo, touchera en premier lieu les enseignants


Source: RPA

mercredi 2 février 2011

Les informations du premier février 2011

Sécurité
La population de la zone Kiyenzi, assaillie par des hommes armés, semble être incomprise de ce qu’elle vit au quotidien.
Le chef de la colline et la population de Buhina de la zone Kiyenzi demandent au Président de la République de résoudre la question de la sécurité dans la commune Kanyosha dit rural. Cette alarme est lancée après une attaque ciblée d’un ménage du chef de colline Buhina, il y a trois semaines. Les voisins qui sont venus secourir les enfants de ce ménage alors que leurs parents n’étaient pas à la maison ont constaté qu’il s’agissait d’une quarantaine d’hommes armés de fusils. Ces derniers ont par après brûlé la maison à leur départ. Depuis ce jour, la population de cette localité dorme à la belle étoile en pleine saison pluvieuse. Les victimes de cette attaque affirment que ces groupes ne sont pas de simples bandits contrairement à ce qu’ils entendent à la radio.


Un accident sur la route Ngozi-Muyinga fait un mort et un blessé ce mardi matin.

Un camion qui se rendait tôt ce matin à Muyinga a percuté le franc d’une colline à Gasorwe à quelques 25 km du centre de Muyinga. Le chauffeur du camion est mort sur le champ et son convoyeur grièvement blessé. Les forces de l’ordre ont rapidement intervenu pour sécuriser le camion afin d’éviter le pillage qui survient souvent après ce genre d’accidents de la route.


La grande vigilance est requise aux ressortissants des Etats-Unis vivant au Burundi pour ce mois de février.
Les Etats-Unis d’Amérique se disent préoccupés du mois de février qui est considéré comme une période noire. Sur ce, cette grande nation alerte ses ressortissants sur les menaces des groupes terroristes de la région y compris les Al-Shabaab. La mission des Etats-Unis à Bujumbura conseille à ses citoyens américains d’être vigilants aux activités suspectes, de préparer chaque fois un plan de sauvetage en cas d’attaque, d’éviter les lieux d’attroupement surtout les endroits où se rassemblent les étrangers et de garder leur téléphone portable chargés et ouverts. Ceci est le contenu d’une lettre d’alerte des Etats-Unis d’Amérique datée du 25 janvier dernier.


Politique
23 partis politiques sur 43 reconnus au Burundi ont répondu présents à une réunion avec le ministre de l’Intérieur. L’ADC-Ikibiri n’était pas du nombre.
Première rencontre de l’année entre le ministre de l’Intérieur et les représentants des partis politiques. 23 partis politiques ont répondu présent à ce rendez-vous. Mais les partis de l’Alliance Démocratique pour le Changement « ADC » étaient absents. Ces derniers continuent à réclamer des discussions directes avec le Gouvernement. Au cours de cette réunion, le ministre Edouard Nduwimana a déploré l’absence de l’ADC et a réaffirmé qu’il n’y a pas de rébellion en gestation au Burundi mais uniquement du banditisme armé. Selon ce ministre, la sécurité est globalement bonne à l’exception de la commune Kanyosha de la province Bujumbura. Et cela s’explique par l’absence d’un administrateur élu. Prenant la parole, les représentants des partis politiques ont évoqué la question des motards, à qui, ils ne voient aucun inconvénient à ce qu’ils continuent à travailler dans le centre ville de Bujumbura. Signalons que le Maire de Bujumbura participe, lui-aussi, à cette réunion. Rappelons que 43 partis politiques sont agréés au Burundi. Le Parti du Peuple « PP » ayant été dissout.


Justice
Commentaire d’un avocat d’un des prévenus dans l’affaire de l’assassinat du vice-président de l’OLUCOME après le renvoi de ce dossier au TGI, chambre criminelle.
Maître Isidore Rufyikiri, avocat du prévenu Hilaire Ndayizamba dans le procès de l’assassinat d’Ernest Manirumva trouve normale la procédure judicaire après que la Cour d’appel s’est déclarée incompétente dans cette affaire. Pour ce, cette juridiction, après délibération, a renvoyé le dossier auprès de la chambre criminelle du Tribunal de Grande Instance «TGI» en Mairie de Bujumbura. D’après l’expérience de Maître Rufyikiri, le prévenu Rusabagi, ancien directeur de la prison de Rutana accusé de non participation à la découverte de la vérité, sera jugé à la Cour d’appel en chambre pénale ordinaire tandis que les autres, plus d'une dizaine, comparaîtront à la chambre criminelle près le TGI car aucun n’a le privilège de juridiction. Pour ceux qui pensent que la Justice voudrait faire traîner ce dossier, Maître Rufyikiri n’est pas de cet avis. Pour lui, il suffit que le Tribunal de Grande Instance confie ce dossier à des juges expérimentés et rodés.


Libération ce mardi d’un commerçant de Bubanza accusé auparavant de détenir illégalement des armes à feu.
A Bubanza, le commerçant du nom de Mechake Ntirampeba qui avait été arrêté jeudi dernier vient d’être relâché ce mardi. Il était accusé de posséder illégalement deux grenades dans sa maison après une fouille perquisition. Ce marchand avait crié au scandale en affirmant que ces armes avaient été apportées par les policiers qui le fouillaient. Le Parquet a décidé de le relâcher mais Rémegie Nzeyimana, Commissaire provincial de Bubanza réfute ces accusations à l’endroit de ses subalternes. Le commerçant relâché attend que justice soit faite à ceux qui ont fomenté ce montage et soupçonne un policier qui ne cessait de le menacer. Quant à la population de Bubanza, elle demande que lors des fouilles perquisition, les policiers soient accompagnés par les élus locaux et qu’on vérifie avant que personne n’amène des armes à feu.


Santé
La mesure interdisant de cuisiner à l’intérieur de l’Hôpital universitaire de Kamenge est devenue effective ce mardi. Des mesures d’accompagnement sont en vue.
Mise en exécution aujourd’hui de la mesure interdisant de faire la cuisine dans les enceintes de l’Hôpital Roi Khaled. La désolation est grande chez les malades et gardes malades venant de l’intérieur du pays comme cette mère qui a mis au monde des jumeaux et qui attend en vain son petit déjeuné. Pontien Ndabashinze, directeur médecin de cet hôpital explique avoir pris cette mesure pour améliorer l’hygiène de cet établissement sanitaire car il y aurait des aliments qui amènent des microbes. Cependant ce responsable sanitaire promet des mesures d’accompagnement et indique qu’une salle va être aménagée pour conserver les ustensiles de cuisine des gardes malades.


Education
Manifestation ce mardi d’une centaine d’instituteurs à Bururi devant le bureau de la «DPE» suite aux injustices dans le processus de redéploiement.
En province de Bururi, une centaine d’enseignants du primaire se sont rendus aujourd’hui devant les bureaux du directeur provincial de l’enseignement « DPE ». Ils dénoncent des irrégularités constatées dans le travail de redéploiement opéré par les directeurs d’écoles primaires. Ces enseignants estiment que plusieurs critères n’ont pas été tenus en compte notamment l’ancienneté, la santé car il y a ceux qui souffrent des maladies chroniques selon ces enseignants. Rémy Ndayikengurukiye, directeur provincial de l’enseignement à Bururi, a demandé à ces éducateurs de déposer leurs recours qui seront étudiés mercredi. Signalons que plus de 800 pédagogues du secondaire et du primaire sont candidats au redéploiement et ces derniers réclament à l’Etat des mesures d’accompagnement entre autre des frais de déplacement et d’installation dans leurs nouvelles affectations.


La psychose du redéploiement trouble les activités des enseignants à Kirundo
Les prestations ne se déroulent pas normalement dans certaines écoles primaires du centre de Kirundo. Conséquence : les enfants ne sont pas occupés et ne font que jouer dans les classes et dehors. Selon certains enseignants, ils ne peuvent pas vaquer tranquillement à leurs activités tant que les noms de ceux qui seront touchés par le redéploiement ne seront pas publiés. Ces derniers disent craindre la séparation avec leur famille et demandent que les noms soient publiés pour arrêter le suspens. Et selon Rémy Bigirumusase, directeur provincial de l’enseignement à Kirundo, les listes ne sont pas encore prêtes raison pour laquelle elles ne sont pas publiées. Il indique par ailleurs que ces noms seront dévoilés dans une ordonnance ministérielle. Mais en attendant, ce responsable de l’enseignement à Kirundo demande aux enseignants de s’acquitter normalement de leur tâche sinon des mesures seront prises. Il signale néanmoins que cette province aura toujours besoin de 92 pédagogues après le redéploiement. Ces derniers viendront des provinces voisines d’après lui. Signalons que le redéploiement ne sera pas possible au secondaire car il y a un grand manque d’enseignants qualifiés.


Energie
Incompréhension totale des habitants des quartiers Musama II et III suite au retrait de l’électricité à partir de 19h durant deux ans.
La population des quartiers Musama II et III en commune urbaine de Kanyosha demande à la Regideso de leur fournir l’électricité comme les autres quartiers voisins. Cette requête est introduite au moment où la rupture d’électricité à partir de 19h du soir dure bientôt deux ans jour pour jour. Et les conséquences ne manquent pas dont notamment la recrudescence des vols, les incendies, les élèves qui sont perturbés dans leurs études, le ralentissement des activités commerciales etc. Malgré de multiples appels, aucune solution n’est trouvée à la totale incompréhension des habitants de cette localité qui pourtant paient normalement les frais y relatifs. Contacté à propos, le directeur de l’électricité a indiqué être en réunion.


Actualité internationale
Mémoire aux héros du Rwanda ce premier février.
La journée du premier février est une fête nationale des héros au Rwanda. A cette occasion, Evariste Kabera, ambassadeur du Rwanda au Burundi a précisé que cette journée est une opportunité pour mettre en exergue les valeurs de ces braves hommes qui se sont démarqués au péril de leur vie au profit de leurs concitoyens. Cet ambassadeur continue d’expliquer qu’au début les rwandais vivaient en parfaite harmonie jusqu’à l’avènement de certaines régimes qui ont répandu des valeurs anti-démocratiques entre autres et mentionnant aussi l’ethnie sur la carte d’identité. Ce qui a débouché plus tard, d’après son analyse, au génocide des tutsis en 1994.


Source: RPA