Sécurité
Le ministre Alain Guillaume Bunyoni répond aux questions chaudes liées à la sécurité au Burundi
« Une dizaine de groupes des bandits armés démantelés, plusieurs armes de toutes sortes saisis et 598 dossiers transmis en justice. » C’est le bilan donné par le ministre de la Sécurité publique, Alain Guillaume Bunyoni, dans une conférence de presse animée ce mercredi. Plusieurs questions sont revenues notamment les massacres de Gatumba du 18 septembre et les événements récents à l’Université du Burundi où la police a été évoquée comme responsable. Sur ce, le ministre Alain Guillaume Bunyoni dit ne pas être au courant des informations diffusées sur les sites Internet qui impliquent la police dans le massacre de Gatumba et indique que deux policiers sont sous les verrous pour raison d’enquête. Et aux événements du Campus Mutanga, le ministre de la Sécurité publique trouve normal que son ministère appuie les étudiants dans les malheurs et fait savoir que des enquêtes sont encours pour établir les responsabilités.
Bilan lourd d’une explosion de la foudre à Rusaka
5 écoliers et élèves de l’école primaire et collège Kibimba dans la commune Rusaka en province de Mwaro ont trouvé la mort tous foudroyés et 9 autres grièvement blessés par les décharges électriques de la foudre ont été conduits à l’hôpital de Fota en commune Ndava. Ce drame s’est produit hier en fin d’après-midi entre 16h et 17h alors que de fortes pluies mêlées à l’orage se sont abattues sur la région. L’administration se prépare à inhumer ces enfants.
Selon Pierre Nzohabonayo, professeur d’université dans la faculté de science, la foudre est un phénomène tout à fait naturel. « En temps de pluies, il est strictement déconseillé de s’abriter sous les arbres car ceux-ci peuvent être des conducteurs des décharges électriques », conseille le scientifique.
Débandade et emprisonnement d’une vingtaine de pédagogues à Ruyigi
25 enseignants ont abandonné le travail depuis un certain temps à Ruyigi. 17 parmi eux ont carrément fui leurs localités par crainte pour leur sécurité. Selon leurs familles, ces 17 enseignants sont des membres du FNL qui craignent pour leur sécurité suite aux persécutions dont ils sont victimes et opérées par les jeunes Imbonerakure en collaboration avec la police. Les 8 autres enseignants sont incarcérés à la prison de Ruyigi et accusés de coopérer avec des groupes armés. Il s’avère que ces détenus sont membres de différents partis de l’ADC-Ikibiri, selon toujours les familles. Ces dernières disent être désemparées et en difficultés car les seules sources de revenus provenaient du travail de ces enseignants. Elles demandent au gouvernement de pouvoir assurer la sécurité de tous. L’inspecteur provincial de l’enseignement à Ruyigi compte pour sa part demander l’autorisation d’embaucher d’autres enseignants pour remplacer les 25 manquants.
La RPA a pu contacter certains de ces enseignants dans leurs cachettes. Selon eux, il ne s’agit pas d’un secret de polichinelle qu’il y a un programme d’élimination des sympathisants des FNL d’Agathon Rwasa car avant même la fuite de ces enseignants, les jeunes du parti au pouvoir CNDD FDD leur avaient signalé de l’imminence de la traduction un acte de ce programme macabre. Un enseignant témoigne et énumère la liste des personnes déjà tuées et d’autres persécutées, raison pour laquelle ils ont préféré prendre la fuite. Cet instructeur a été averti par jeune militant du parti CNDD FDD qui s’est rendu compte de l’inutilité de verser le sang de ses compatriotes, néanmoins la compassion de ce jeune a failli causer sa perte raison pour laquelle il a lui aussi préféré s’exiler.
Les autorités administratives en province Ruyigi déclarent ignorer les conditions de ces enseignants dans la mesure où ils n’ont reçu aucun rapport à ce sujet. Pontien Hatungimana, conseiller principal du gouverneur a promis de recueillir des informations à ce sujet. Et à propos des réunions organisées en vue de cette chasse aux sorcières et ses auteurs, c’est dans nos éditions ultérieures.
Deux motards perdent le contrôle de leurs engins à Nyakabiga
Un motard a été grièvement blessé ce mardi soir après avoir cogné une voiture garée dans son côté vers 19h à l’Avenue de l’imprimerie en commune urbaine de Nyakabiga. L’une des jambes du motard risque d’être amputée, selon les témoignages sur place. Ce motard serait dans un état d’ébriété au moment de l’accident. La victime de l’accident et ceux qui étaient sur place demandent aux conducteurs surtout des motards de respecter le temps prévu et d’essayer d’éviter les boissons alcoolisées pendant le travail. A ce moment même un autre accident du même genre d’un motard s’est produit à cet endroit même. Côté police de roulage, Eustache Ntagahoraho, responsable de cette direction, indique qu’après le constat, les dossiers sont immédiatement acheminés au parquet. Les deux motos ont été réquisitionnées par la police la même nuit de ce mardi.
Politique
Une lueur d’espoir pour les jeunes mais le blé manque
A la fin des études, les jeunes ont du mal à trouver du travail. Le ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture prévoit un fonds pour la promotion de l’entreprenariat des jeunes. Ce fonds, qui pèse 8 milliards de Fbu, ne sera pas fonctionnelle en 2012 car ne figurant pas sur la loi des finances exercice 2012.
Justice
Série d’arrestations à Cankuzo
16 individus originaires des communes Cendajuru et Gisagara de la province Cankuzo sont sous les verrous accusés de collaboration avec des groupes armés. Parmi les personnes emprisonnées se trouvent des cultivateurs, des commerçants, des infirmiers membres du parti FNL, UPD et 2 enseignants militants du parti MSD ont pris fuite. Leurs familles parlent d’un harcèlement lié à leurs opinions politiques et la responsabilité de leur incarcération est imputée au gouverneur de la province Cankuzo qui organisait des réunions, selon les familles des prisonniers, et après la capture commençait. Cela est arrivé après le passage d’une quarantaine d’hommes armés à Cendajuru dimanche dernier, selon la population de cette localité. Jean Berchimans Niragira, gouverneur de la province Cankuzo, nie ces accusations et indique que c’est au parquet de mener les enquêtes. Le procureur de la République à Cankuzo, lui, répond que ces arrestations sont liées aux enquêtes sur la mort de deux personnes tuées par des groupes armés.
Conflits fonciers à Kabezi
La population cultivatrice dans les terres domaniales de Kabezi est insatisfaite de la décision prise par leur administrateur de leur empêcher à cultiver. Pour cela, les habitants voient leurs cultures arrachées. Ces autorités déclarent avoir averti la population de la prise de cette mesure, il y a de cela une année.
Education
Le corps professoral au Collège communal Muhwa, en grève, réclame la réhabilitation d’un élève
Les enseignants du Collège communal Muhwa en commune Ryansoro, province Gitega sont en grève depuis ce lundi. A l’origine, le directeur de ce collège communal aurait fait échouer un élève de cette école qui avait réussi l’année passée en lui confectionnant un nouveau bulletin. Selon un de ces enseignants en grève, le directeur l’a ensuite exclu de l’établissement sans concerter ses collèges éducateurs de l’établissement. Ces enseignants demandent l’intervention du directeur provincial de l’enseignement à Gitega afin de reprendre leurs activités car, disent-ils, il est déjà au courant de la situation par le biais du directeur communal de l’enseignement en commune Ryansoro.
Des pédagogues égarés engrossent leurs élèves à Kirundo et Kayanza
De nouveaux cas d’enseignants qui violent les jeunes écoliers ou élèves sont signalés dans le nord du pays. A Kirundo, c’est un directeur d’école primaire de Minago en commune Mbwambarangwe qui est soupçonné d’avoir mis enceinte une écolière. Les pédagogues menacent de faire la grève car le présumé coupable est toujours en fonction. Le directeur communal de l’enseignant à Mwambarangwe indique être au courant de cette affaire et invite les parents de la victime à porter plainte. A Kayanza en commune Butaganzwa, un préfet des études d’une école secondaire est également accusé du même acte sur une élève. Le directeur provincial à Kayanza a été contacté à ce propos mais en vain. Le réseau des défenseurs des droits de l’homme à Kayanza interpelle la justice à punir ces enseignants indignes qui détruisent l’avenir des enfants leur confiés.
Sécurité sociale
Clarification de certains points entre les assureurs et la MFP
« L’Association des assureurs du Burundi ne peut pas indemniser les affiliés de la Mutuelle de la Fonction Publique « MFP » tant que la responsabilité pénale de son assureur n’est pas établit. » Propos de Thacien Sibomana, secrétaire exécutifs de l’Association des assureurs du Burundi après la réunion des assureurs qui s’est tenue ce mercredi. Notons aussi que dans cette réunion, les assureurs ont décidé d’écrire une lettre à la mutuelle afin de nommer une commission chargée d’étudier les différents cas d’accident.
Urbanisme
Les robinets sont là mais ils ne contiennent pas d’eau
Grogne des habitants de certains quartiers de la ville de Gitega à la veille de la réception des travaux d’adduction d’eau réalisée par l’entreprise Sogea Satom. Et pour cause, plusieurs robinets aménagés sont à sec depuis la fin des travaux. La Regideso rassure les bénéficiaires que bientôt ils pourront jouir de l’eau courante dans ces robinets.
Source: RPA
jeudi 27 octobre 2011
dimanche 23 octobre 2011
Burundi : vers la guerre civile ?
Le 21 octobre 2011. L’attentat du 18 septembre à Gatumba, au Burundi, a été le départ d’une nouvelle vague de conflits tribaux : est-ce le début d’une nouvelle guerre civile ? Les derniers développements des enquêtes de la police – apparemment très lentes et inefficaces selon la population et l’opposition politique – jettent une ombre sur l’action du gouvernement, suspecté d’avoir un rôle dans toute cette résurgence de violence.
Crise économique…
Le pays connaît en même temps une grave crise politique et économique, causée en grande partie par la guerre civile entre Hutu et Tutsi de 1993 et 2005. Après six ans de gouvernement de transition sous le contrôle ONU, les élections du 2005 étaient remportées par le parti CNDD-FDD (1) de Pierre Nkurunziza. La paix semblait restaurée, même si demeuraient encore des factions engagées dans la lutte armée – notamment le FNL (Front National de Libération) d’Agathon Rwasa, leader actuellement en exil au Congo. La situation économique du Burundi est aujourd’hui critique. Le PIB annuel par tête est estimé à 180 dollars, environ 80% de la population vit sous le seuil de pauvreté et 56,8% des enfants souffrent de malnutrition. Il n’y a pas de donnés détaillées sur le chômage et l’Indicateur de Développement Humain DH est de 0,282 (166ème pays au monde).
… et politique
Sur ces bases instables, les élections communales et présidentielles de 2010 on signé le début d’une nouvelle saison de crise. La légitimation du CNDD-FDD de Nkurunziza s’est affaiblie, vu l’incapacité du parti à réactiver la croissance économique et à maintenir la paix. Le gouvernement s’est montré très répressif envers les partis d’opposition – le FNL et le ADC-Ikibiri (Alliance Démocratique pour le changement). Même si sa côte de popularité était tombée au-dessous des minimums historiques, le CNDD a remporté encore la victoire électorale avec les 2/3 des votes aux communales du 25 mai: l’opposition a immédiatement dénoncé des fraudes, mais, contre toute attente, les observateurs de l’ONU et de l’UE ont estimé que les scrutins étaient réguliers. L’opposition s’est alors faite rapidement entendre avec de nombreuses manifestations, qui ont malheureusement dégénéré en émeutes, après la découverte de preuves de fraudes. Les leaders de l’opposition ont été arrêtés.
Cependant, en même temps, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon se rendait dans le pays, poussant pour la reprise du processus électoral - mais en rendant visite seulement au président Nkurunziza sans commenter les fraudes et les arrestations. Cet acte a été considéré par les manifestants comme une sorte de légitimation par l’ONU de la prise de pouvoir…illégitime du gouvernement, envenimant ainsi indirectement les rivalités politiques.
Le FNL invitait à boycotter le processus électoral des présidentielles du 26 juin, continuant par ailleurs les manifestations, sitôt réprimées par la force par le gouvernement (2). Les élections ont été remportées encore par Nkurunziza et ont marqué le début d’une nouvelle période de suppression de toute opposition politique, vue comme « source d’instabilité » pour le pays. Jusqu’à l’été 2011, les oppositions continuaient leur lutte politique de manière relativement pacifique, même si l’on assistait encore à des violences de la part de groupes paramilitaires indépendants. Human Rights Watch a par exemple rapporté des meurtres d’ex-leaders du FNL en juillet, août et septembre.
L’attentat de Gatumba
Le vrai tournant est venu avec l’attentat de Gatumba du 18 septembre : au bar « Chez les amis », des hommes armés en uniforme militaire ont fermé les sorties du bâtiment et fait feu, tuant 26 personnes (39 selon des sources alternatives). Selon des sources locales, une des victimes était affiliée au parti de gouvernement. Le Président, après avoir rendu visite à la ville et déclaré trois jours de deuil, a annoncé l’institution d’une commission d’enquête sur l’affaire.
L’attentat a signé le début d’une nouvelle période d’instabilité : en l’espace d’une semaine environ, dans tous les recoins du pays on a assisté à des manifestations anti-gouvernamentales et des émeutes localisées – un possible retour à la guerre civile, selon certains analystes.
L’implication du gouvernement ?
La fuite d’informations concernant l’enquête du 9 octobre a contribué au regain de tensions au sein du pays. Les autorités semblent condamner Agathon Rwasa comme organisateur de l’attentat, en collaboration avec l’ADC. Le FNL et l’ADC ont immédiatement nié ces accusations, mais le gouvernement continue à produire des preuves contre eux, même si cela est de manière discutable. Car tout n’est pas clair…
De nombreux journalistes ont en effet dénoncé les différents points obscurs de l’attentat : par exemple, la police avait mystérieusement « disparu » des environs du lieu de l’attentat juste quelques minutes avant l’attaque ; le gouvernement a interdit aux médias de parler de l’attentat ; les leaders de l’opposition ont été perquisitionnés et arrêtés sans motif. En outre, sur des motifs très fragiles, des journalistes radio ont été interrogés par la police sur leur possible participation à l’attentat. Sur ces bases, la presse et les analystes locaux (3) suspectent fortement que le gouvernement a eu un rôle actif dans l’attaque.
A vrai dire, l’hypothèse est tentante : il n’est pas difficile voir que Nkurunziza a un intérêt à cette situation, vue ses tendances absolutistes démontrées dans les années passées. L’attaque lui donne la possibilité de « légitimer » la répression violente contre l’opposition et de renforcer son pouvoir.
Mais si cela était avéré, le Président n’aurait alors pas prévu un élément assez simple: sa stratégie de créer chaos pour imposer sa « dictature légalisée » n’aurait pas de sens, car la répression indiscriminée des libertés civiles forcera l’opposition à manifester sans cesse contre un gouvernement qui ne sait que répondre pat la force. Le résultat de ce cocktail est l’escalade de violence qui, dans un pays si instable, pourra rouvrir les portes de la guerre civile.
1. Conseil National pour la défense de la démocratie – Force pour la défense de la démocratie
2. Cf. le rapport de Human Rights Watch sur la violence du gouvernement contre l’opposition, la presse, les agents internationaux et ONU aussi (en anglais) : http://www.hrw.org/en/reports/2010/11/23/closing-doors-1
3. Cf., par ex.: http://www.burunditransparence.org/scepticisme_accusation.html
http://burundi.news.free.fr/actualites/massacresodieuxgatumba.html
http://burundi.news.free.fr/actualites/cnddfddgatumba.html
Giuliano Luongo est un économiste de l’Université Federico II à Naples en Italie, analyste sur www.UnMondeLibre.org.
Source: unmondelibre.org
Crise économique…
Le pays connaît en même temps une grave crise politique et économique, causée en grande partie par la guerre civile entre Hutu et Tutsi de 1993 et 2005. Après six ans de gouvernement de transition sous le contrôle ONU, les élections du 2005 étaient remportées par le parti CNDD-FDD (1) de Pierre Nkurunziza. La paix semblait restaurée, même si demeuraient encore des factions engagées dans la lutte armée – notamment le FNL (Front National de Libération) d’Agathon Rwasa, leader actuellement en exil au Congo. La situation économique du Burundi est aujourd’hui critique. Le PIB annuel par tête est estimé à 180 dollars, environ 80% de la population vit sous le seuil de pauvreté et 56,8% des enfants souffrent de malnutrition. Il n’y a pas de donnés détaillées sur le chômage et l’Indicateur de Développement Humain DH est de 0,282 (166ème pays au monde).
… et politique
Sur ces bases instables, les élections communales et présidentielles de 2010 on signé le début d’une nouvelle saison de crise. La légitimation du CNDD-FDD de Nkurunziza s’est affaiblie, vu l’incapacité du parti à réactiver la croissance économique et à maintenir la paix. Le gouvernement s’est montré très répressif envers les partis d’opposition – le FNL et le ADC-Ikibiri (Alliance Démocratique pour le changement). Même si sa côte de popularité était tombée au-dessous des minimums historiques, le CNDD a remporté encore la victoire électorale avec les 2/3 des votes aux communales du 25 mai: l’opposition a immédiatement dénoncé des fraudes, mais, contre toute attente, les observateurs de l’ONU et de l’UE ont estimé que les scrutins étaient réguliers. L’opposition s’est alors faite rapidement entendre avec de nombreuses manifestations, qui ont malheureusement dégénéré en émeutes, après la découverte de preuves de fraudes. Les leaders de l’opposition ont été arrêtés.
Cependant, en même temps, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon se rendait dans le pays, poussant pour la reprise du processus électoral - mais en rendant visite seulement au président Nkurunziza sans commenter les fraudes et les arrestations. Cet acte a été considéré par les manifestants comme une sorte de légitimation par l’ONU de la prise de pouvoir…illégitime du gouvernement, envenimant ainsi indirectement les rivalités politiques.
Le FNL invitait à boycotter le processus électoral des présidentielles du 26 juin, continuant par ailleurs les manifestations, sitôt réprimées par la force par le gouvernement (2). Les élections ont été remportées encore par Nkurunziza et ont marqué le début d’une nouvelle période de suppression de toute opposition politique, vue comme « source d’instabilité » pour le pays. Jusqu’à l’été 2011, les oppositions continuaient leur lutte politique de manière relativement pacifique, même si l’on assistait encore à des violences de la part de groupes paramilitaires indépendants. Human Rights Watch a par exemple rapporté des meurtres d’ex-leaders du FNL en juillet, août et septembre.
L’attentat de Gatumba
Le vrai tournant est venu avec l’attentat de Gatumba du 18 septembre : au bar « Chez les amis », des hommes armés en uniforme militaire ont fermé les sorties du bâtiment et fait feu, tuant 26 personnes (39 selon des sources alternatives). Selon des sources locales, une des victimes était affiliée au parti de gouvernement. Le Président, après avoir rendu visite à la ville et déclaré trois jours de deuil, a annoncé l’institution d’une commission d’enquête sur l’affaire.
L’attentat a signé le début d’une nouvelle période d’instabilité : en l’espace d’une semaine environ, dans tous les recoins du pays on a assisté à des manifestations anti-gouvernamentales et des émeutes localisées – un possible retour à la guerre civile, selon certains analystes.
L’implication du gouvernement ?
La fuite d’informations concernant l’enquête du 9 octobre a contribué au regain de tensions au sein du pays. Les autorités semblent condamner Agathon Rwasa comme organisateur de l’attentat, en collaboration avec l’ADC. Le FNL et l’ADC ont immédiatement nié ces accusations, mais le gouvernement continue à produire des preuves contre eux, même si cela est de manière discutable. Car tout n’est pas clair…
De nombreux journalistes ont en effet dénoncé les différents points obscurs de l’attentat : par exemple, la police avait mystérieusement « disparu » des environs du lieu de l’attentat juste quelques minutes avant l’attaque ; le gouvernement a interdit aux médias de parler de l’attentat ; les leaders de l’opposition ont été perquisitionnés et arrêtés sans motif. En outre, sur des motifs très fragiles, des journalistes radio ont été interrogés par la police sur leur possible participation à l’attentat. Sur ces bases, la presse et les analystes locaux (3) suspectent fortement que le gouvernement a eu un rôle actif dans l’attaque.
A vrai dire, l’hypothèse est tentante : il n’est pas difficile voir que Nkurunziza a un intérêt à cette situation, vue ses tendances absolutistes démontrées dans les années passées. L’attaque lui donne la possibilité de « légitimer » la répression violente contre l’opposition et de renforcer son pouvoir.
Mais si cela était avéré, le Président n’aurait alors pas prévu un élément assez simple: sa stratégie de créer chaos pour imposer sa « dictature légalisée » n’aurait pas de sens, car la répression indiscriminée des libertés civiles forcera l’opposition à manifester sans cesse contre un gouvernement qui ne sait que répondre pat la force. Le résultat de ce cocktail est l’escalade de violence qui, dans un pays si instable, pourra rouvrir les portes de la guerre civile.
1. Conseil National pour la défense de la démocratie – Force pour la défense de la démocratie
2. Cf. le rapport de Human Rights Watch sur la violence du gouvernement contre l’opposition, la presse, les agents internationaux et ONU aussi (en anglais) : http://www.hrw.org/en/reports/2010/11/23/closing-doors-1
3. Cf., par ex.: http://www.burunditransparence.org/scepticisme_accusation.html
http://burundi.news.free.fr/actualites/massacresodieuxgatumba.html
http://burundi.news.free.fr/actualites/cnddfddgatumba.html
Giuliano Luongo est un économiste de l’Université Federico II à Naples en Italie, analyste sur www.UnMondeLibre.org.
Source: unmondelibre.org
mardi 18 octobre 2011
Les informations du 18 octobre 2011
Funérailles
Inhumation ce mardi sous haute escorte de l’universitaire tué au Campus Mutanga ce dimanche
L’étudiant Anicet Hakizimana tué dimanche matin lors de l’affrontement de la police et des étudiants de l’Université du Burundi a été enterré aujourd’hui mardi au cimetière de Mpanda. Il avait été victime de jet de lacrymogène tiré par la police qui venait pour une fouille-perquisition à l’université du Burundi dimanche matin. Beaucoup d’étudiants encadrés par une centaine de policiers bien armés sont allés rendre un dernier hommage à Anicet Hakizimana. La famille de l’étudiant réclame justice pour leur enfant.
Sécurité
Meurtre d’une conseillère de la commune Ruyigi ce lundi soir
Une personne a été tuée la nuit de ce lundi sur la colline Kigamba commune et province Ruyigi. La victime nommée, Caroline Nahimana, était membre du Conseil communal de Ruyigi et travaillait à l’hôpital de Ruyigi. Ses bourreaux l’ont tué à coup de couteaux et ne sont pas connus jusqu’à présent. Les autorités administratives et policières se sont rendues sur les lieux ce mardi matin mais aucune personne n’est encore arrêtée.
Crépitement d’armes à Kinama vers 2h du matin
Beaucoup de coups de feu ont été entendus dans le quartier Bukirasazi en commune urbaine de Kinama la nuit de ce lundi. Des sources sur place et administratives précisent que ces tirs ont débuté vers 2h00 du matin. Il s’agissait de bandits armés qui tentaient de pénétrer dans les ménages mais les forces de l’ordre les en ont empêchés et aucun dégât n’a été signalé.
Politique
Zépherin Nzoyisaba n’est pas membre du MSD, selon les responsables de ce parti
Le représentant du parti MSD en Mairie de Bujumbura dément l’appartenance au MSD de Zépherin Nzoyisaba, l’étudiant attrapé avec des armes, des munitions et des tenues militaires dans sa chambre au Campus Mutanga ce dimanche matin. Pour ce responsable du MSD, la lumière doit être faite sur cette affaire. Cela arrive au moment où des affrontements ont éclaté dimanche matin alors que la police avait ceinturé le Campus Mutanga pour une fouille-perquisition. Un étudiant en est mort et un autre grièvement blessé.
Le mystérieux FRONABU-Tabara se désolidarise lui aussi avec l’étudiant attrapé avec des armes
Le mouvement qui se nomme Front National pour la Révolution au Burundi « FRONABU-Tabara » dénonce le montage grotesque, selon lui, d’un pseudo-combattant de ce mouvement attrapé avec les grenades et tenues militaires à l’Université du Burundi. Dans un communiqué posté sur Internet et signé à Mwumba, ce mouvement déplore également l’assassinat d’un étudiant de l’Université du Burundi. Le FRONABU-Tabara souligne qu’il a un profond respect pour l’Université du Burundi et qu’il ne peut pas transformer cette institution en camp militaire.
Justice
La défense de Maître François Nyamoya conteste le verdict du TGI
« La décision du Tribunal de Grande Instance de Bujumbura qui s’est déclaré incompétent pour juger le cas de Maître Nyamoya est déplorable. » Déclaration faite par la défense de Nyamoya. Selon Maître Isidore Rufyikiri aucun article de lois ne justifie la décision du TGI. Ce tribunal avait rendu la liberté à Maître François Nyamoya, rappelle son avocat, mais le ministère public a interjeté appel à la Cour d’appel qui a, par la suite, sorti une ordonnance de maintien en détention du prévenu, le 2 septembre 2011. Cette dernière a un délai de 30 jours selon le Code de procédure pénale. « Le tribunal devrait alors se prononcer sur la détention illégale ou non de Maître François Nyamoya car il n’a pas comparu durant ce temps », conclut Maître Isidore Rufyikiri.
29ème comparution ce mardi du président de l’OLUCOME devant la justice
Gabriel Rufyiri a été interrogé durant 4 heures de temps par Léopold Kabura, le procureur général près la Cour d’appel de Bujumbura. Un interrogatoire qui portait sur l’affaire de l’assassinat d’Ernest Manirumva, ex-numéro 2 de l‘OLUCOME. A la sortie de l’audience, Gabriel Rufyiri n’a pas mâché ses mots : « Ma comparution cache d’autres dessous. » Le président de l’APRODH, Pierre Claver qui était venu soutenir son confrère est du même avis : « Les auteurs de ce crime ne veulent que faire trainer le procès Ernest Manirumva. »
Emmanuel Gahungu libre depuis ce lundi
Le chef de secteur Buringa est sorti du cachot hier lundi après 9 jours passés derrière les barreaux sur ordre du commissaire de police à Bubanza. Emmanuel Gahungu avait été destitué de son poste par l’administrateur communal de Gihanga la veille de son arrestation. L’administrateur et le commissaire Rémegie Nzeyimana reprochaient au chef de secteur Buringa d’avoir livré des informations à la RPA concernant la sécurité dans son secteur. Mais le président de la CEPI-Bubanza a déjà déclaré que la destitution du chef de secteur Buringa par l’administrateur communal de Gihanga, Bonaventure Ntirandekura, est illégale et n’est pas conforme aux procédures. Des sources à Buringa indiquent qu’un autre responsable administratif à la base, Anne Marie Sinzumusi, a également reçu une convocation de la police à Gihanga.
Crainte sur le sort réservé aux membres du parti MSD détenus au commissariat de la police à Kayanza
Inquiétude au sein des familles dont les leurs ont été arrêtés dans la commune Rango en province Kayanza. Un des détenus nommé Libérât Ngendahayo est président des jeunes du MSD, l’autre est connu sous le nom de Sedeke. Tous deux ont été appréhendés sur mandat du procureur de la République dans la province Kayanza. Ces détenus viennent de passer 22 jours emprisonnés pour raison d’enquêtes, lesquelles enquêtes n’ont jamais abouti selon des sources proches des familles. Celles-ci demandent la libération de ces 2 personnes. Des sources indiquent qu’une liste de 50 personnes à arrêter a été établie après l’interpellation de ces deux militants du MSD. Le procureur de la République, Gamaliel Nkurunziza, fait savoir qu’un des détenus est gravement malade à l’hôpital de Kayanza et une fois rétablie, les deux seront jugés.
Santé
Vers la réduction des activités du CNLS
Le personnel du Conseil National de Lutte contre le SIDA « CNLS » est réduit à 16. Cet effectif a été convenu après plusieurs heures de débat contradictoire au cours d’une Assemblée générale où il était question de faire un plaidoyer pour la pérennisation du CNLS. Cette assemblée qui devait en principe se tenir au mois de décembre a été exceptionnellement avancée après que la Banque Mondiale ait mis fin à son projet dans la lutte contre le SIDA au Burundi. Un retrait qui avait aussi entrainé le licenciement de 22 personnes du CNLS. Au cas où cette réduction de personnel n’avait pas été décidée aujourd’hui mardi, le CNLS aurait fermé ses portes au 30 octobre 2011.
Droit du travail
Démenti du ministère des Finances sur les plaintes de ses 184 anciens agents non indemnisés
Le ministère des Finances se dit étonné d’entendre dire que d’anciens agents de la direction générale des recettes remplacée par l’OBR n’ont pas été indemnisés. D’après le secrétaire permanent au ministère des Finances, Jacques Ngendakumana , tous ont reçu leurs indemnités. Ce cadre au ministère des Finances ajoute que le complément promis par DFID sera aussi payé pour ceux qui ne l’ont pas encore perçu, le retard ayant été dû à des erreurs constatées pour les numéros de comptes bancaires de certains de ces anciens agents. Rappelons que 184 personnes de l‘ancienne direction générale des recettes étaient concernés par ce plan social visant à les indemniser. Certains d’entre eux ont affirmé n’avoir pas encore perçu leurs indemnités.
Communication
Point de vue de l’ABR sur l’application de la loi sur la presse
« La loi régissant la presse en soit ne pose pas de problème, les contraintes se retrouvent lors de son application où certains abusent de cette loi. » Propos de Vincent Nkeshimana, vice-président de l’Association des Radiodiffuseurs du Burundi « ABR ». Il a déclaré cela au cours d’un atelier organisé par le ministère de la Communication dans le cadre de la concertation et consultation avec les collaborateurs et partenaire du secteur de la communication. « Que le CNC soit là pour faire des observations sur des informations, c’est son rôle, mais qu’il y ait une concertation et une harmonisation de la compréhension mutuelle de l’infraction supposée pour le bien de la liberté d’information », indique le vice-président de l’ABR.
Médiation
L'Ombudsman burundais à Gitega pour faire comprendre ses missions
L’objet de la visite de l’Ombudsman burundais, Muhamed Rukara, à Gitega était d’expliquer l’organigramme et le fonctionnement de cette institution. « Assurer la médiation entre l’administration et les citoyens, le renforcement de la bonne gouvernance et d’un Etat de droit, le respect des droits de l’homme sont les principales missions de cette institution issue des Accords d’Arusha », a indiqué l’Ombudsman Burundais devant un parterre d’administratifs et d’agents de l’ordre des provinces Gitega, Ruyigi, Cankuzo et Karuzi. Cette rencontre a été suivie par une visite des détenus à la prison de Gitega.
Agriculture
Célébration de la journée mondiale de l’alimentation avec la BRARUDI à Giharo
22 tonnes de sorgho blanc, deux cent filtres à eau, telle est l’aide octroyé à 200 ménages de la commune Giharo en province de Rutana identifiés comme les plus démunis. La société BRARUDI qui octroyé cette aide à l’occasion de la journée mondiale de l’alimentation, indique en outre qu’elle contribue au développement du Burundi à plus de 10 pour cent du produit national brut.
Source: RPA
Inhumation ce mardi sous haute escorte de l’universitaire tué au Campus Mutanga ce dimanche
L’étudiant Anicet Hakizimana tué dimanche matin lors de l’affrontement de la police et des étudiants de l’Université du Burundi a été enterré aujourd’hui mardi au cimetière de Mpanda. Il avait été victime de jet de lacrymogène tiré par la police qui venait pour une fouille-perquisition à l’université du Burundi dimanche matin. Beaucoup d’étudiants encadrés par une centaine de policiers bien armés sont allés rendre un dernier hommage à Anicet Hakizimana. La famille de l’étudiant réclame justice pour leur enfant.
Sécurité
Meurtre d’une conseillère de la commune Ruyigi ce lundi soir
Une personne a été tuée la nuit de ce lundi sur la colline Kigamba commune et province Ruyigi. La victime nommée, Caroline Nahimana, était membre du Conseil communal de Ruyigi et travaillait à l’hôpital de Ruyigi. Ses bourreaux l’ont tué à coup de couteaux et ne sont pas connus jusqu’à présent. Les autorités administratives et policières se sont rendues sur les lieux ce mardi matin mais aucune personne n’est encore arrêtée.
Crépitement d’armes à Kinama vers 2h du matin
Beaucoup de coups de feu ont été entendus dans le quartier Bukirasazi en commune urbaine de Kinama la nuit de ce lundi. Des sources sur place et administratives précisent que ces tirs ont débuté vers 2h00 du matin. Il s’agissait de bandits armés qui tentaient de pénétrer dans les ménages mais les forces de l’ordre les en ont empêchés et aucun dégât n’a été signalé.
Politique
Zépherin Nzoyisaba n’est pas membre du MSD, selon les responsables de ce parti
Le représentant du parti MSD en Mairie de Bujumbura dément l’appartenance au MSD de Zépherin Nzoyisaba, l’étudiant attrapé avec des armes, des munitions et des tenues militaires dans sa chambre au Campus Mutanga ce dimanche matin. Pour ce responsable du MSD, la lumière doit être faite sur cette affaire. Cela arrive au moment où des affrontements ont éclaté dimanche matin alors que la police avait ceinturé le Campus Mutanga pour une fouille-perquisition. Un étudiant en est mort et un autre grièvement blessé.
Le mystérieux FRONABU-Tabara se désolidarise lui aussi avec l’étudiant attrapé avec des armes
Le mouvement qui se nomme Front National pour la Révolution au Burundi « FRONABU-Tabara » dénonce le montage grotesque, selon lui, d’un pseudo-combattant de ce mouvement attrapé avec les grenades et tenues militaires à l’Université du Burundi. Dans un communiqué posté sur Internet et signé à Mwumba, ce mouvement déplore également l’assassinat d’un étudiant de l’Université du Burundi. Le FRONABU-Tabara souligne qu’il a un profond respect pour l’Université du Burundi et qu’il ne peut pas transformer cette institution en camp militaire.
Justice
La défense de Maître François Nyamoya conteste le verdict du TGI
« La décision du Tribunal de Grande Instance de Bujumbura qui s’est déclaré incompétent pour juger le cas de Maître Nyamoya est déplorable. » Déclaration faite par la défense de Nyamoya. Selon Maître Isidore Rufyikiri aucun article de lois ne justifie la décision du TGI. Ce tribunal avait rendu la liberté à Maître François Nyamoya, rappelle son avocat, mais le ministère public a interjeté appel à la Cour d’appel qui a, par la suite, sorti une ordonnance de maintien en détention du prévenu, le 2 septembre 2011. Cette dernière a un délai de 30 jours selon le Code de procédure pénale. « Le tribunal devrait alors se prononcer sur la détention illégale ou non de Maître François Nyamoya car il n’a pas comparu durant ce temps », conclut Maître Isidore Rufyikiri.
29ème comparution ce mardi du président de l’OLUCOME devant la justice
Gabriel Rufyiri a été interrogé durant 4 heures de temps par Léopold Kabura, le procureur général près la Cour d’appel de Bujumbura. Un interrogatoire qui portait sur l’affaire de l’assassinat d’Ernest Manirumva, ex-numéro 2 de l‘OLUCOME. A la sortie de l’audience, Gabriel Rufyiri n’a pas mâché ses mots : « Ma comparution cache d’autres dessous. » Le président de l’APRODH, Pierre Claver qui était venu soutenir son confrère est du même avis : « Les auteurs de ce crime ne veulent que faire trainer le procès Ernest Manirumva. »
Emmanuel Gahungu libre depuis ce lundi
Le chef de secteur Buringa est sorti du cachot hier lundi après 9 jours passés derrière les barreaux sur ordre du commissaire de police à Bubanza. Emmanuel Gahungu avait été destitué de son poste par l’administrateur communal de Gihanga la veille de son arrestation. L’administrateur et le commissaire Rémegie Nzeyimana reprochaient au chef de secteur Buringa d’avoir livré des informations à la RPA concernant la sécurité dans son secteur. Mais le président de la CEPI-Bubanza a déjà déclaré que la destitution du chef de secteur Buringa par l’administrateur communal de Gihanga, Bonaventure Ntirandekura, est illégale et n’est pas conforme aux procédures. Des sources à Buringa indiquent qu’un autre responsable administratif à la base, Anne Marie Sinzumusi, a également reçu une convocation de la police à Gihanga.
Crainte sur le sort réservé aux membres du parti MSD détenus au commissariat de la police à Kayanza
Inquiétude au sein des familles dont les leurs ont été arrêtés dans la commune Rango en province Kayanza. Un des détenus nommé Libérât Ngendahayo est président des jeunes du MSD, l’autre est connu sous le nom de Sedeke. Tous deux ont été appréhendés sur mandat du procureur de la République dans la province Kayanza. Ces détenus viennent de passer 22 jours emprisonnés pour raison d’enquêtes, lesquelles enquêtes n’ont jamais abouti selon des sources proches des familles. Celles-ci demandent la libération de ces 2 personnes. Des sources indiquent qu’une liste de 50 personnes à arrêter a été établie après l’interpellation de ces deux militants du MSD. Le procureur de la République, Gamaliel Nkurunziza, fait savoir qu’un des détenus est gravement malade à l’hôpital de Kayanza et une fois rétablie, les deux seront jugés.
Santé
Vers la réduction des activités du CNLS
Le personnel du Conseil National de Lutte contre le SIDA « CNLS » est réduit à 16. Cet effectif a été convenu après plusieurs heures de débat contradictoire au cours d’une Assemblée générale où il était question de faire un plaidoyer pour la pérennisation du CNLS. Cette assemblée qui devait en principe se tenir au mois de décembre a été exceptionnellement avancée après que la Banque Mondiale ait mis fin à son projet dans la lutte contre le SIDA au Burundi. Un retrait qui avait aussi entrainé le licenciement de 22 personnes du CNLS. Au cas où cette réduction de personnel n’avait pas été décidée aujourd’hui mardi, le CNLS aurait fermé ses portes au 30 octobre 2011.
Droit du travail
Démenti du ministère des Finances sur les plaintes de ses 184 anciens agents non indemnisés
Le ministère des Finances se dit étonné d’entendre dire que d’anciens agents de la direction générale des recettes remplacée par l’OBR n’ont pas été indemnisés. D’après le secrétaire permanent au ministère des Finances, Jacques Ngendakumana , tous ont reçu leurs indemnités. Ce cadre au ministère des Finances ajoute que le complément promis par DFID sera aussi payé pour ceux qui ne l’ont pas encore perçu, le retard ayant été dû à des erreurs constatées pour les numéros de comptes bancaires de certains de ces anciens agents. Rappelons que 184 personnes de l‘ancienne direction générale des recettes étaient concernés par ce plan social visant à les indemniser. Certains d’entre eux ont affirmé n’avoir pas encore perçu leurs indemnités.
Communication
Point de vue de l’ABR sur l’application de la loi sur la presse
« La loi régissant la presse en soit ne pose pas de problème, les contraintes se retrouvent lors de son application où certains abusent de cette loi. » Propos de Vincent Nkeshimana, vice-président de l’Association des Radiodiffuseurs du Burundi « ABR ». Il a déclaré cela au cours d’un atelier organisé par le ministère de la Communication dans le cadre de la concertation et consultation avec les collaborateurs et partenaire du secteur de la communication. « Que le CNC soit là pour faire des observations sur des informations, c’est son rôle, mais qu’il y ait une concertation et une harmonisation de la compréhension mutuelle de l’infraction supposée pour le bien de la liberté d’information », indique le vice-président de l’ABR.
Médiation
L'Ombudsman burundais à Gitega pour faire comprendre ses missions
L’objet de la visite de l’Ombudsman burundais, Muhamed Rukara, à Gitega était d’expliquer l’organigramme et le fonctionnement de cette institution. « Assurer la médiation entre l’administration et les citoyens, le renforcement de la bonne gouvernance et d’un Etat de droit, le respect des droits de l’homme sont les principales missions de cette institution issue des Accords d’Arusha », a indiqué l’Ombudsman Burundais devant un parterre d’administratifs et d’agents de l’ordre des provinces Gitega, Ruyigi, Cankuzo et Karuzi. Cette rencontre a été suivie par une visite des détenus à la prison de Gitega.
Agriculture
Célébration de la journée mondiale de l’alimentation avec la BRARUDI à Giharo
22 tonnes de sorgho blanc, deux cent filtres à eau, telle est l’aide octroyé à 200 ménages de la commune Giharo en province de Rutana identifiés comme les plus démunis. La société BRARUDI qui octroyé cette aide à l’occasion de la journée mondiale de l’alimentation, indique en outre qu’elle contribue au développement du Burundi à plus de 10 pour cent du produit national brut.
Source: RPA
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